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Soins infirmiers: la relève attendue

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La passion et l’engouement pour les soins infirmiers demeurent, malgré les conditions de travail et le besoin criant de professionnels dans le réseau de la santé.

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Au moins 220 infirmières supplémentaires et une centaine d'infirmières auxiliaires sur le plancher seraient nécessaires pour combler les manques au Centre intégré de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Dans les cégeps de la région, le taux de diplomation en soins infirmiers s'est maintenu entre 45 et 55 depuis 2015, selon les données obtenues par TVA Nouvelles.

Au Cégep de Saint-Félicien, l’intérêt pour le programme de soins infirmiers est toujours palpable, car 32 étudiants s’y sont inscrits cet automne. Un nombre record en 5 ans.

Aux cégeps de Jonquière et d'Alma, le nombre de diplômés varie entre 20 et 30 depuis quelques années et aucune tendance à la baisse n'a été observée. Alors qu’au Cégep de Chicoutimi, elles sont 54 personnes à s’être inscrites en soins pour la session d'automne.

«Nous sommes essentiels pour la société et se rendre compte de ça, c'est encore plus encourageant même si les conditions de travail peuvent paraître décourageantes», a indiqué une finissante en soins infirmiers du Cégep de Chicoutimi, Joannie Yacola.

Cette dernière envisage de poursuivre sa formation au niveau universitaire.

«On recommande fortement l'université d'ailleurs, ici les enseignantes, ce sont des infirmières bachelières. Le CIUSSS encourage aussi la conciliation étude-travail», a précisé la coordonnatrice du programme au Cégep de Chicoutimi, Julie Lavoie.

«On a mis l'épaule à la roue pour avoir plus de diplômés éventuellement. Depuis 2 ans, on offre aussi la technique à la session d'hiver. Quelqu'un qui trébuche en première session par exemple et qui a un ou deux échecs, ça va lui permettre de se reprendre la session suivante plutôt que de perdre un an», a expliqué le directeur des études du Cégep de Chicoutimi, Christian Tremblay.