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Encore loin de la normalité au football universitaire

Encore loin de la normalité au football universitaire
PHOTO DIDIER DEBUSSCHERE

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Le receveur finissant Mathieu Robitaille du Rouge et Or de l’Université Laval a bien voulu se prêter au jeu de comparer cette année pandémique aux années antérieures de sa carrière universitaire.

Le volubile receveur assure que tous les athlètes sont reconnaissants de pouvoir jouer, mais il y a encore quelques obstacles avant d’atteindre la normalité.

« Le plus difficile a été pendant le camp d’entraînement. Il y avait beaucoup de règles qui s’appliquaient. Tous les vestiaires étaient séparés par position. Chaque unité mangeait séparément. C’est difficile de créer une bonne chimie dans ces conditions. »

Cette transition a duré jusqu’à la semaine de la partie d’ouverture face à McGill. 

La formation a pu finalement retrouver son vestiaire. 

Encore là, cette bonne nouvelle n’est pas sans condition. 

« On peut enlever notre masque à notre casier, mais dès qu’on se déplace dans nos installations sportives, il faut le porter. Je pense qu’on s’est habitué à cette contrainte parce qu’on est juste content d’être toute l’équipe ensemble. »

Peu de proximité

Cette règle amène des changements à la période d’avant-match et à la mi-temps où les joueurs étaient habitués à se regrouper pour entendre les directives des entraîneurs. 

Robitaille est d’avis qu’il y a encore un petit quelque chose qui manque. 

« C’est certain que ça fait un peu étrange par moments de recevoir le discours de Glen et de voir tout le monde à son casier. Il y a une certaine proximité qui est disparue. Il faut toujours faire un petit ajustement supplémentaire à nos routines avec la COVID-19 », assure le Beauportois, qui mentionne toutefois que le retour à la normalité est beaucoup plus proche depuis le début de la saison. 

La partie du Rouge et Or disputée à Concordia représente un bon exemple pour le dynamique receveur. 

L’échauffement a eu lieu dans le dôme adjacent au terrain puisque les deux équipes ne peuvent être en même temps sur le terrain durant cette période.  

« C’était juste bizarre. La lumière était sombre et il n’y avait pas de musique. On n’aurait pas dit qu’on se préparait à jouer un match de football. »

Le produit des Titans de Limoilou termine l’entretien en souhaitant revoir le Stade Telus au maximum de sa capacité et en évoquant la possibilité de simplement sortir en équipe après une victoire. Un souhait plutôt simple, mais qui nécessitera fort probablement de la patience avant de se réaliser.