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Dune en a mis plein la vue au public torontois lors de la première nord-américaine

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Photo AFP Le réalisateur québécois Denis Villeneuve et l’actrice suédoise Rebecca Ferguson lors d’une séance photo, samedi, dans le cadre de la première nord-américaine du film Dune au Festival international du film de Toronto.

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Une semaine après avoir fait sensation à la Mostra de Venise, Denis Villeneuve a été accueilli en roi, samedi, au Festival du film de Toronto, où il a présenté, en première nord-américaine, son très attendu Dune. Notre verdict ? Une grande fresque épique et magistrale menée de main de maître par le cinéaste québécois.

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Denis Villeneuve a réussi son pari. 

C’est le premier constat qui nous vient en tête après avoir vu son éblouissante adaptation de Dune, célèbre roman de science-fiction de Frank Herbert, paru en 1965. 

C’était pourtant un projet casse-gueule, le livre d’Herbert ayant été souvent qualifié d’inadaptable, comme en témoigne la version décevante réalisée par David Lynch en 1984. 

Or, Villeneuve, grand admirateur de Dune depuis son enfance, est parvenu à en tirer un divertissement de haut vol, qui mise autant sur la richesse et la complexité de l’univers créé par Herbert que sur le côté spectaculaire d’une grande production hollywoodienne.

Rien n’a été laissé au hasard dans cette épopée grandiose qui s’étire sur 2 h 35 sans jamais paraître longue. 

Difficile de ne pas s’émerveiller devant les paysages de sable majestueux de la planète Arrakis. 

À l’autre bout du spectre, l’univers sombre et terrifiant de la Maison Harkonnen (le clan ennemi de la famille des Atréides) glace le sang. Certaines scènes d’action sont d’une intensité époustouflante. 

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Sensibilité

Même si son film impressionne sur le plan visuel, Villeneuve n’a pas négligé la psychologie des personnages. 

Le jeune héros du film, Paul Atréides, est incarné avec sensibilité par Timothée Chalamet, tout comme celui de sa mère, Dame Jessica, campée par l’excellente Rebecca Ferguson. 

En fait, le plus gros défaut qu’on pourrait reprocher à ce Dune est de devoir abandonner le spectateur au milieu de l’histoire. C’est que Villeneuve a abordé son film comme le premier volet d’un diptyque. D’où son titre officiel : Dune – Partie 1

Toutefois, le studio Warner attend d’évaluer le succès en salle de ce premier chapitre avant de donner le feu vert au suivant. Il nous reste à prier pour que cette suite voie éventuellement le jour.

Un prix pour Villeneuve

Engagé dans une tournée promotionnelle mondiale, Denis Villeneuve se promène d’un tapis rouge à l’autre depuis le lancement de Dune à Venise. 

Samedi matin, le réalisateur de Blade Runner 2049 et de L’Arrivée a partagé la scène avec Benedict Cumberbatch et Jessica Chastain, à l’occasion d’une remise de prix hommage organisée par le Festival de Toronto. Villeneuve a reçu le TIFF Ebert Director Award, un prix récompensant chaque année un réalisateur qui se démarque par sa contribution au cinéma. 

Sans surprise, Villeneuve a été questionné sur l’avenir du cinéma en salle, un enjeu qui lui tient à cœur. 

« C’est une période difficile pour les salles [à cause de la pandémie], mais je suis profondément convaincu que le futur du cinéma est sur le grand écran, a répondu sans hésiter le cinéaste québécois. Je crois qu’on en a besoin en tant qu’êtres humains. »   

  • Dune prendra l’affiche au Québec le 22 octobre.