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À propos du cégep en français

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Voici un cas concret qui vous montrera l’importance de laisser un élève décider par lui-même de faire son cégep dans la langue de son choix sans obligation ni contrainte. 

Ma petite-fille a fait sa scolarité au Collège Sainte-Anne en français. Elle entrera au Cégep Sainte-Anne parce qu’elle veut, parallèlement à ses études, continuer à faire de la nage synchronisée. Cette activité nécessitant des heures d’absence pendant la semaine, le cégep en français lui offrait plus de flexibilité au niveau des horaires que le Cégep John Abbott. De là son choix.

Dans sa classe de graduation, cinq élèves ont fait le même choix qu’elle, mais plusieurs ont choisi John Abbott en anglais, et d’autres, le Collège André Grasset en français. Je considère que si on laisse les élèves libres de choisir ce qui leur va mieux comme orientation, ils seront plus heureux au final. 

À 17 ans les jeunes ne sont plus des bébés. Ils ont suffisamment de maturité pour savoir ce qui leur va le mieux.

Denise Villeneuve

Autant dans ma réponse à la lettre précédente, je suis en faveur du libre choix. Autant dans le sujet que vous abordez, je suis contre. Vos propos donnent un bel exemple de la primauté de plus en plus grande du droit individuel sur le droit collectif dans notre société. Depuis quand un système scolaire public payé par nos taxes dans une province où la langue officielle est le français doit-il laisser chacun libre de choisir la langue de ses études ? On lutte pour notre survie dans une mer anglophone, et on va laisser aller au libre choix de chacun le seul secteur garantissant notre survie : celui de l’éducation ? Permettez-moi de m’y opposer.