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Incident haineux: le maire Labeaume sommé de réagir

Incident haineux: le maire Labeaume sommé de réagir
Photo Catherine Bouchard

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Le collectif d’organisations de la communauté noire de Québec se dit très choqué par les récents actes haineux et déplore le silence du maire de la Ville, Régis Labeaume, sur la problématique qui prend de l’ampleur.

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La Ville de Québec a été le théâtre de plusieurs incidents haineux cet été. En juin, une croix gammée et des graffitis incitant à la violence envers les gens de la communauté noire sont apparus sur un édifice à proximité du parc Victoria. Plus récemment, une murale dénonçant le racisme systémique a été vandalisée deux fois plutôt qu’une en moins d’un mois. Les mots «sales nègres» y ont notamment été écrits.

«C’est une série de trois actes racistes à l’égard de la communauté noire qui se sont produits à Québec. Nous nous étonnons du silence des autorités municipales. Le maire n’a pas dit un mot, c’est quand même troublant», laisse tomber Mbaï-Hadji Mbaïrewaye, membre du collectif. 

Ce silence est, à son avis, ironique, alors que la murale livrée au vandalisme récemment se veut une requête à la Ville et à son service de police «de reconnaître le profilage racial et de s’engager à le combattre.»

Le maire a toutefois déjà admis que le racisme systémique existe à Québec et qu’il souhaiterait davantage de policiers noirs au sein du service municipal.

«Ça fait mal»

M. Mbaïrewaye indique que le racisme fait malheureusement partie du quotidien de la communauté noire de Québec. Toutefois, les derniers événements frappent plus durement. 

«Ces mots, “sales nègres”, ça vient nous chercher beaucoup, poursuit-il. C’est très choquant, parce que ce sont des mots que l’on entend souvent. Mais de le voir comme ça, et en plus sur l’œuvre que nous avons faite, ça fait mal.»

Le membre du collectif soutient que ce genre d’actes est de plus en plus fréquent à Québec.

«Ça devient inquiétant. La ville est sécuritaire et la police fait du bon travail. Il y a de très bons policiers, il faut le souligner aussi. Mais il y a aussi des groupes d’extrême droite qui semblent élire domicile, ici, à Québec», fait valoir M. Mbaïrewaye.