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Loi 21: une intervention fédérale n’est pas écartée par Justin Trudeau

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La loi sur la laïcité au Québec a de nouveau été abordée pendant la campagne électorale fédérale, le chef libéral n’excluant pas une intervention d’Ottawa dans le dossier pendant qu’Erin O’Toole et Jagmeet Singh campent sur leurs positions.

«Comme je l’ai dit dans le débat de TVA [du 2 septembre 2021], je n’écarte pas l’idée que le gouvernement fédéral pourrait intervenir à un moment donné dans la question de la loi 21», a rappelé Justin Trudeau lors d’un point de presse sur la Rive-Sud de Montréal, dimanche matin.

«Mais les Québécois eux-mêmes sont devant la cour pour défendre leurs droits et nous suivons ça de près, mais les Québécois savent aussi et connaissent très bien ma position sur la loi 21», a-t-il poursuivi.

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Le son de cloche était toutefois bien différent du côté du chef conservateur, qui a réitéré dimanche qu’il s’engageait à respecter les compétences provinciales.

«Il y a la compétence fédérale et la compétence provinciale. [...] Lorsqu’une assemblée provinciale adopte un projet de loi dans son propre domaine de compétence, notre Constitution est fondée sur le respect de cette compétence», a-t-il avancé lors de son annonce à Vancouver, en Colombie-Britannique.

Se disant opposé à la loi, le néodémocrate Jagmeet Singh a également maintenu sa position dans ce dossier sans donner plus de précisions quant à une possible contestation judiciaire.

«Ce qui se passe maintenant c’est encourageant parce que ce sont les Québécois et les Québécoises qui se battent contre ce projet de loi et c’est exactement ce qu’on veut voir, on veut voir les gens dans leur communauté qui se battent», a-t-il soutenu pendant son déplacement à Sudbury, en Ontario.

La question de la loi 21 a refait surface lors du débat des chefs en anglais de jeudi soir, lorsque la modératrice a interrogé le chef du Bloc québécois sur la loi sur la laïcité et celle sur la langue française au Québec, qui avaient été qualifiées de «discriminatoires».

«Vous pouvez dire autant de fois que vous voulez que ce sont des lois discriminatoires, nous nous disons que ce sont des lois légitimes», avait alors répondu Yves-François Blanchet.

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