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NFL: coups durs pour les Ravens

Leurs trois premiers porteurs de ballon sont blessés pour le reste de la campagne

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Photo AFP Lamar Jackson est déjà le point central de l’attaque des Ravens, mais il devra s’imposer encore davantage pour combler la perte de joueurs importants.

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La saison débute à peine et déjà, les Ravens se retrouvent dans une position difficile. Leurs trois premiers porteurs de ballon sont hors de combat, un véritable casse-tête pour une équipe dont le jeu au sol est le pain et le beurre.

En matchs préparatoires, le porteur de deuxième année JK Dobbins, fort prometteur, est tombé au combat pour la saison. Depuis, ceux qui devaient l’épauler, Justice Hill et Gus Edwards, ont subi le même sort. 

C’est maintenant à un joueur méconnu, un peu sorti de nulle part, que revient la tâche de se faire valoir.

Ty’Son Williams, qui a été ignoré au repêchage de 2020 et embauché comme agent libre, a passé une bonne partie de la dernière saison dans l’équipe d’entraînement. Cet été, il a été l’une des révélations du camp d’entraînement. Il n’en demeure pas moins qu’avec lui, les Ravens nagent dans l’inconnu.

Pour combler les pertes, l’équipe a embauché le vétéran Latavius Murray, qui a partagé le champ-arrière dans l’ombre d’Alvin Kamara chez les Saints lors des dernières saisons. Un autre vétéran, Le’Veon Bell, a aussi été mis sous contrat. Son nom résonne encore pour ses belles années à Pittsburgh, mais la vérité c’est qu’il n’est plus l’ombre du joueur qu’il a été, lui qui n’a pas gagné plus de quatre verges par portée depuis 2016. À ce stade de sa carrière, il risque d’être surtout utilisé en situation de troisièmes essais.

Course à outrance

Depuis 2018, pas une équipe n’a grugé plus de verges au sol que les Ravens. La saison dernière, l’équipe a couru avec le ballon dans une proportion de 57,8 % de ses jeux, un sommet dans le circuit. 

Seuls les Patriots et les Titans, à part eux, ont misé plus sur la course que la passe. Le pourcentage était similaire (57,5 %) en 2019, ce qui démontre que, malgré les tendances aériennes qui se multiplient à travers la ligue, les Ravens font bande à part et que leurs porteurs de ballon sont des joueurs clés.

Le facteur Lamar

Bien entendu, le style du quart-arrière Lamar Jackson contribue à gonfler les statistiques au sol. Plusieurs de ses courses sont désignées comme telles dans le livre de jeux, en comparaison à d’autres quarts-arrière mobiles qui improvisent une course quand la pochette explose.

D’ailleurs, lors des deux dernières campagnes, Jackson a été le meneur des Ravens par la course. Avec leurs porteurs, les Ravens ont privilégié une approche en comité. Dans chacune de ces deux mêmes saisons, deux porteurs ont gagné au moins 700 verges.

S’il y a donc du positif qui ressort de l’hécatombe actuelle chez les Ravens, c’est que Lamar Jackson fait tellement jouer les défensives adverses sur les talons qu’il n’est pas forcément nécessaire de donner le ballon à un porteur étoile pour produire. 

Dans le contexte actuel, cependant, les Ravens ne misent pas, jusqu’à preuve du contraire, sur un porteur intimidant et capable de s’imposer à la fois au sol et en réception de passe. 

C’est donc dire que Jackson se retrouve avec encore plus de pression sur les épaules pour que le train ne déraille pas. Déjà, les Ravens doivent espérer qu’il devienne un passeur plus constant et qu’il utilise mieux ses ailiers espacés. Il doit maintenant y arriver avec une contribution visiblement réduite de son champ-arrière.

Jackson est un athlète d’exception, mais il ne peut tout faire à lui seul. Dans une division qui oppose les Ravens aux Browns et aux Steelers, chaque soldat qui tombe au combat peut faire la différence. 

Cinq points à surveiller... 

1. LES DÉBUTS DE ST-JUSTE

Sur le coup de 13 h, un autre Québécois fera ses débuts dans la NFL. Le demi de coin de Washington Benjamin St-Juste sera en action face aux receveurs des Chargers et devrait voir beaucoup de terrain, lui qui a joué avec les partants tout l’été. Face aux Keenan Allen, Mike Williams, Jelen Guyton et Josh Palmer, surveillez le numéro 25, ancien des Spartiates du Vieux-Montréal ! 


2. LE ALABAMA BOWL

Le match entre les Dolphins et les Patriots mettra en vedette deux quarts-arrière en Tua Tagovailoa et Mac Jones, qui étaient coéquipiers à l’Université de l’Alabama. Les deux ont joint le prestigieux programme en 2017. Pendant leur passage avec le Crimson Tide, l’équipe a atteint trois fois la finale nationale en quatre ans. Tous les deux sont âgés de 23 ans, et d’ailleurs, la division Est avec les Jets (Zach Wilson, 22 ans) et les Bills (Josh Allen, 25 ans) est la première division depuis 1985 avec quatre quarts partants de 25 ans et moins.


3. D’AUTRES RETROUVAILLES

Il n’y a pas que les quarts-arrière universitaires qui se retrouvent aujourd’hui. Le duel entre Bengals et Vikings opposera deux receveurs qui ont tout cassé ensemble à LSU, dans la NCAA, en 2019. Les Tigers avaient remporté le championnat national avec Justin Jefferson (Vikings) qui avait capté neuf passes pour 106 verges et Ja’Marr Chase (Bengals), qui avait obtenu neuf réceptions pour 221 verges et deux touchés. Les deux sont devenus des choix de première ronde dans la NFL en 2020 et 2021, et leur quart-arrière était nul autre que Joe Burrow, actuel pivot des Bengals.


4. DOMINANTS DÉPARTS

Depuis quelques années lors du week-end d’ouverture de la NFL, il y a des équipes dominantes. Les Chiefs, qui affronteront les Browns, ont remporté leurs six derniers matchs d’ouverture, la plus longue séquence active dans la ligue avec les Packers, qui se mesurent aux Saints. Les Ravens dominent aussi avec cinq victoires de suite lors desquelles ils ont inscrit 177 points contre seulement 26. Les Ravens n’ont pas alloué plus de 10 points dans ces cinq victoires. Que les Raiders se le tiennent pour dit demain soir !


5. DE L’ESPOIR POUR TOUS

C’est le début de la saison et c’est le temps de l’année où tous ont droit de croire en leurs chances de se qualifier pour les séries. Lors des 18 dernières saisons, il y a en moyenne 3,3 champions de division qui n’étaient pas des séries la saison précédente, comme quoi les retours en force sont souvent rapides. Pas moins de 24 des 32 équipes ont participé aux séries au moins une fois lors des quatre dernières campagnes.