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Conversion du Colisée: le proprio du Roc Gym craint une concurrence déloyale de la Ville

Un centre d’escalade craint de devoir fermer

François-Guy Thivierge est propriétaire du centre d’escalade Roc Gym depuis 30 ans et s’étonne de voir le projet de conversion du Colisée en centre de sports extrêmes, dont l’escalade, juste devant chez lui.
Photo Stevens LeBlanc François-Guy Thivierge est propriétaire du centre d’escalade Roc Gym depuis 30 ans et s’étonne de voir le projet de conversion du Colisée en centre de sports extrêmes, dont l’escalade, juste devant chez lui.

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Le propriétaire du Roc Gyms craint une concurrence déloyale du projet du maire Labeaume dans l’ancien Colisée, situé juste devant son centre d’escalade.

• À lire aussi: Sports émergents: Labeaume redonnerait le Colisée à la jeunesse

François-Guy Thivierge a sursauté quand il a pris connaissance du projet de la Ville de Québec de reconvertir le Colisée en centre de sports extrêmes, qui inclurait aussi de l’escalade. Son entreprise, qu’il pilote depuis 30 ans, est située juste de l’autre côté de la rue. Et jamais il n’avait entendu parler des projets de la Ville, jure-t-il. Il se dit inquiet et très perturbé par cette incursion dans son champ d’action. «C’est inacceptable», affirme-t-il.

Taxes

«Je ne peux pas concurrencer une organisation municipale payée par les taxes des citoyens.»

Régis Labeaume a lancé le projet X Cité, un centre destiné aux sports émergents et à la jeunesse, au coût de 35 à 40 M$. L’annonce a été faite à quelques jours du début de la campagne électorale et elle est critiquée par ses adversaires politiques pour son caractère «électoraliste». 

Collaboration

M. Thivierge regrette de ne pas avoir été associé au projet, lui qui est un pionnier de l’escalade dans la région. Il se dit prêt à collaborer avec la Ville et tente maintenant des approches dans ce sens. Mais il ne peut envisager un projet qui ouvrirait juste devant chez lui et auquel il ne pourrait pas participer. «Ç'a été fait de façon très silencieuse et rapide. Ça sent un projet électoral à plein nez. Pourquoi on est si pressé?» 

Il demande maintenant d’être rassuré par la Ville parce qu’il craint de «perdre» son entreprise. «J’ai mis ma vie là-dedans. Ça fait 30 ans que je suis dans l’escalade.»

Il estime que plusieurs autres entreprises seront lésées par ce projet.

«Il y a beaucoup d’entreprises qui vont être touchées par ça. Ils veulent faire un gros projet et ils doivent être rentables.»