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Équipe Québec: un rêve devenu réalité

Après une saison difficile, Équipe Québec amorce les séries dès mardi

Équipe Québec
Photo courtoisie Le gérant d’Équipe Québec, Patrick Scalabrini, encourage le voltigeur Louis-Philippe Pelletier lors d’un match face aux Jackals du New Jersey, le 26 juin. Le « Fleurdelisé » débutera les séries face aux Wild Things de Washington dans une série de cinq matchs.

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Au début de la saison, une qualification pour les séries éliminatoires de la Ligue Frontier n’était qu’un lointain rêve pour Équipe Québec. Le rêve est finalement devenu réalité dimanche, au dernier match du calendrier régulier.

« C’est unique dans ma carrière, tant comme joueur que comme entraîneur, raconte le gérant Patrick Scalabrini. Non seulement d’attendre la dernière série pour me qualifier, mais aussi le tout dernier match, dans une saison qui a été remplie de hauts et de bas. C’était très émotif ! »

À l’image du reste de la campagne, cette victoire décisive de 11 à 7 face aux Miners de Sussex County n’a pas été de tout repos. Le « Fleurdelisé » tirait de l’arrière 3 à 0 dès la première manche. 

Mais les hommes de Scalabrini ont fait résonner leurs bâtons à leur tour dès la manche suivante, envoyant quatre joueurs au marbre. Ils n’ont plus tiré de l’arrière du reste de la partie. 

Une victoire leur assurait de figurer parmi les quatre équipes qualifiées pour les séries, peu importe le résultat des Valley-Cats de Tri-City.

Terminer en tête de la section Atlantique après avoir passé près de trois mois sur la route, ça relève de l’exploit, souligne le gérant d’Équipe Québec. 

« Soyons honnêtes : il n’y avait pas beaucoup de monde qui pensait qu’on allait jouer en septembre. Moi le premier, relève-t-il. On ne savait pas dans quoi on s’embarquait en amorçant la saison sur la route. »

Trois éléments clés

« On voulait faire bonne figure, c’est sûr. Mais les séries, on en parlait un peu du bout des lèvres, sans trop y croire. »

Pour Scalabrini, il y a trois clés à cette qualification inespérée : le retour au Québec, à la fin juillet, les ajustements faits à la formation en fin de saison – dont l’arrivée de Raphaël Gladu – et bien sûr, cette séquence de 11 victoires, qui a été ponctuée de pas moins de 111 points. 

« À partir de la séquence, on est revenu en tête et on s’est permis d’y croire. On a réalisé qu’on pouvait battre n’importe quelle équipe dans cette ligue-là », analyse l’ancien joueur. 

Son équipe a finalement conclu le calendrier régulier avec un dossier de 52-44.

Mais attention, cette saison de défis est loin d’être finie. Au premier tour, à compter de mardi, Équipe Québec se mesurera aux Wild Things de Washington dans une série de cinq matchs. 

Et les Wild Things seront des adversaires coriaces, croit Scalabrini. Non seulement ils forment l’autre équipe de l’heure dans la Ligue Frontier, mais leurs lanceurs sont redoutables. 

Les artilleurs n’étaient pas encore annoncés en fin d’après-midi lundi.

FACE au meilleur LANCEUR

Scalabrini s’attendait toutefois à ce que ses frappeurs affrontent mardi le lanceur de l’année dans la ligue, Ryan Hennen.

Hennen a terminé la saison avec une fiche de 11-3 et une moyenne de points mérités de 2,11. 

« Il va falloir avoir de bonnes présences au bâton, aller chercher beaucoup de lancers pour essayer d’exploiter leurs lanceurs de relève », explique le voltigeur David Glaude, qui a terminé la saison avec une moyenne de ,308, en 377 présences au bâton.

Les deux premiers matchs de la série seront disputés à Washington, mardi et mercredi. Les deux clubs traverseront ensuite la frontière pour une rencontre au Stade Canac de Québec, vendredi, puis une au Stade Quillorama de Trois-Rivières, samedi.

Si un cinquième match s’avérait nécessaire, il serait disputé à Québec, dimanche. 

Jouer les voleurs à Washington

Le voltigeur David Glaude a hâte de jouer un match de séries à Québec.
Photo courtoisie
Le voltigeur David Glaude a hâte de jouer un match de séries à Québec.

Équipe Québec part à Washington avec un objectif en tête : voler un match aux Wild Things. Car une fois de retour au Québec, les joueurs croient que tout est possible. 

« À la maison, on est confiant et meilleur, croit le gérant Patrick Scalabrini. Par expérience, il n’y a rien comme jouer des séries de baseball à Québec. »

Selon Scalabrini, toute l’organisation espérait depuis le début de la saison avoir l’opportunité de disputer des rencontres éliminatoires à Québec. 

L’ambiance à Québec

Même quand la possibilité d’une qualification pour les séries relevait davantage du rêve que de la réalité. 

« J’en avais parlé aux gars au début de l’année. Je leur avais dit qu’ils n’avaient jamais rien vu de tel dans le baseball mineur ou indépendant. À Québec, quand l’équipe est en séries, les gens se passent le mot. L’ambiance est incroyable ! » explique le gérant. 

« Vraiment hâte »

« On a vraiment hâte, ajoute le voltigeur David Glaude. À notre première partie à Québec [le 31 juillet], il y avait 2800 personnes. Et on aurait dit qu’il y en avait 5000. En séries, ça va être encore plus bruyant. »

« On sait à quel point les Québécois on aime ça, les équipes en séries ! »