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Erin O'Toole mise sur un fédéralisme de partenariat

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À une semaine du scrutin fédéral du 20 septembre, les chefs des partis entrent dans le dernier droit pour tenter de séduire les électeurs. Tête-à-tête avec Erin O’Toole.

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Armes à feu  

Accusé par le chef libéral Justin Trudeau de mentir au sujet de son plan en matière d’armes à feu, le chef conservateur Erin O’Toole a assuré lundi qu’il maintiendrait en place les restrictions actuelles sur les armes.

«Je vais aussi augmenter les transferts pour les policiers et leurs efforts contre les gangs de rue. Et on doit avoir une approche sérieuse sur la sécurité publique et enlever la politique, parce qu'on a vu une augmentation des fusillades pendant cinq années», a mentionné M. O’Toole.

Le chef du Parti conservateur du Canada (PCC) a également nié avoir signé un pacte avec le lobby des armes à feu comme le prétend M. Trudeau.

«Je suis un père de famille, je suis un père des banlieues de Toronto et la sécurité publique est primordiale pour moi. On doit avoir une approche plus sérieuse sur la frontière, on doit stopper la contrebande. (...) Je vais travailler avec les maires, les mairesses, les autres paliers de gouvernement pour protéger nos communautés», soutient-il.

Pandémie et vaccin  

Alors que le pays est confronté à une quatrième vague de la pandémie de COVID-19, les manifestations contre le vaccin se multiplient. Si bien que les antivaccins se sont mobilisés devant des hôpitaux lundi. Un geste qu’Erin O’Toole entend criminaliser.

«J'ai déjà dit ça parce qu'on doit protéger nos institutions, nos hôpitaux. Comme pour les chemins de fer, on a proposé une mesure pour ça. Les manifestations devant nos hôpitaux sont totalement inacceptables», dit-il.

Questionné sur la vaccination de ses candidats, M. O’Toole n’a pas indiqué combien de ses candidats n’étaient pas inoculés contre le coronavirus.

«Je vais toujours appuyer les vaccins. J'encourage tous les Québécois à se faire vacciner et j'ai une règle pour notre campagne: on doit utiliser les vaccins, les tests de dépistage quotidiens, les masques, la distanciation sociale, chaque jour pendant la campagne», a précisé le chef conservateur.

Erin O’Toole en a plutôt profité pour accuser Justin Trudeau d’avoir plongé le pays en élection pour ses propres intérêts politiques.

«Il y a des responsabilités pour tout le monde, pendant la pandémie, et ce n'est pas le temps pour une élection. Nous sommes en pleine élection à cause de M. Trudeau et ses intérêts politiques. L'élection, avec un coût de 600 millions de dollars. C'est totalement inacceptable, selon moi», lance-t-il.

Un contrat avec le Québec  

Près d’une semaine après le débat anglophone des chefs fédéraux qui a fait beaucoup de vague au Québec, Erin O’Toole a insisté pour dire qu’il allait «toujours respecter» les champs de compétence des provinces.

«J'ai un contrat avec les Québécois. Je vais toujours respecter les champs de compétence, incluant sur la laïcité. J'ai dit ça il y a un an. J'ai un engagement clair sur la nation québécoise et je suis le seul chef qui peut remplacer M. Trudeau. Je dis aux Québécois d'examiner mon contrat et notre plan pour le rétablissement du Canada», mentionne-t-il.

M. O’Toole souhaite être un partenaire avec les provinces, notamment le Québec.

«J'ai une vraie vision pour un fédéralisme de partenariat. Après six ans avec M. Trudeau et des ingérences dans les champs de compétence, j'ai un engagement clair sur les transferts en santé sans condition, d'agir sur la Loi 101 aux entreprises à charte fédérale, de travailler en étroite collaboration contre la pénurie de main-d'œuvre, de ne pas contester une loi provinciale, comme la loi 21 par exemple. On doit travailler ensemble et ça, c'est mon approche», explique M. O’Toole.

Pas inquiet pour le PPC  

Au moment où le Parti populaire (PPC) de Maxime Bernier monte dans les sondages, Erin O’Toole a indiqué ne pas être inquiet, jugeant qu’il est «le seul chef qui peut remplacer» Justin Trudeau.

«Au Québec et d'un océan à l'autre, on a une campagne positive. On a une politique pour lutter contre les changements climatiques pour une relance économique et on a une campagne positive. Et les Québécois, les Canadiens méritent un gouvernement éthique et prêt pour les défis devant nous. Ce n'est pas le temps pour les divisions, les théories du complot. C'est le temps pour un leader expérimenté et qui va agir sur les priorités pour les Québécois», martèle le chef des Conservateurs.

Environnement et pétrole  

Si Erin O’Toole assure d’une part vouloir réduire les émissions de gaz à effets de serre au pays, il ne semble pas prêt pour autant à mettre un clou dans le cercueil de l’industrie pétrolière.

«Toutes les familles canadiennes méritent une relance économique et c'est possible d'avoir une relance économique, incluant dans l'Ouest, tout en réduisant les émissions. On a un plan pour ça et on doit travailler ensemble avec toutes les provinces sur une relance économique, et avoir une approche pour le Canada d'être carboneutre en 2050», soutient-il.

Il n’est pas question pour l’instant d’instaurer un pipeline au Québec.

«C'est possible d'avoir des investissements dans le secteur des réserves naturelles avec une approche de réduction des émissions. Ce serait notre approche d'utiliser la technologie et des partenariats avec les entreprises, parce qu'on doit atteindre nos objectifs. On a un plan pour ça, mais de respecter les emplois, les investissements, parce qu’après la pandémie, on a besoin d'une relance économique dans toutes les régions de notre pays», dit-il.

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