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L’accusé croyait que le tueur allait seulement tester l’arme

À son procès pour meurtre, un pompier témoigne pour sa défense

Guy Dion et Marie-Josée Viau
Photo Pierre-Paul Poulin Guy Dion, accompagné de sa conjointe, Marie-Josée Viau, à leur procès pour meurtres lundi au centre de services judiciaires Gouin, à Montréal.

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Un pompier accusé d’avoir aidé un tueur à gages à éliminer deux frères pour ensuite brûler les cadavres croyait que l’assassin allait simplement tester des armes à feu, a-t-il témoigné pour sa défense, lundi.

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« Après les coups de feu, je me suis dirigé vers le garage pour leur dire de ne pas tirer là, et que s’ils voulaient tirer, il fallait aller de l’autre côté. J’étais un peu surpris et fâché », a témoigné pour sa défense Guy Dion, lundi, au centre de services judiciaires Gouin, à Montréal.

Marie-Josee Viau et Guy Dion
Photo courtoisie
Marie-Josee Viau et Guy Dion

Dion, 50 ans, est l’ancien directeur du service incendie de Saint-Jude, en Montérégie. Et avec sa conjointe de 46 ans, Marie-Josée Viau, il est accusé d’avoir participé aux meurtres des frères Vincenzo et Giuseppe Falduto, survenus en juin 2016 à la résidence du couple.

Selon la Couronne, le couple aurait aidé le tueur à gages et un complice en faisant du bruit et du guet, pendant que les victimes se faisaient abattre dans le garage. Par la suite, le couple aurait effacé les traces du crime en incinérant les cadavres dans leur cour.

Le couple a été arrêté après que le tueur se soit rendu à la police trois ans plus tard, et qu’il participe à une opération d’infiltration afin d’obtenir des déclarations incriminantes des accusés.

Armes à tester

Me Nellie Benoit.
Avocate
Photo Chantal Poirier
Me Nellie Benoit. Avocate

Questionné par son avocate Me Nellie Benoit, Dion a toutefois laissé entendre qu’il ignorait qu’un double meurtre se tramait le 30 juin 2016. C’est que dans les mois précédents, il avait permis au complice du tueur d’entreposer des armes chez lui, pour 1000 $ par mois.

Et que comme les armes étaient destinées à la vente, ce complice s’assurait de leur bon fonctionnement en tirant derrière la résidence du couple.

« Quand il venait, je faisais du bruit avec ma tronçonneuse et je surveillais [les alentours] », a témoigné Dion en expliquant en long et en large comment il coupait son bois, et la façon dont il brûlait des choses dans sa cour.

Le manège serait survenu à plusieurs reprises, dont une fois en présence des frères Falduto, a dit Dion.

Ainsi, le jour fatidique, quand le complice lui a texté « on va y aller », il croyait que c’était pour tester des armes.

« Il n’avait jamais été question de tirer dans le garage », a toutefois précisé Dion, juste avant la suspension de lundi.

Son témoignage se poursuit mardi matin.

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