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Six conseils de quartier s’unissent contre le 3e lien

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Illustrations courtoisie

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Six conseils de quartier de Québec ont uni leurs voix lundi pour demander aux candidats aux élections fédérales et municipales de s’opposer au troisième lien. Ce mégaprojet risque fort « d’anéantir des années d’efforts » pour l’amélioration de la qualité de vie des citoyens, craignent-ils.

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C’est ce que des représentants des conseils de quartier de Lairet, Maizerets, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Roch, Saint-Sauveur et Vieux-Limoilou ont écrit dans une lettre rendue publique lundi matin. 

« Le troisième lien autoroutier ne pourra qu’exacerber [des] problèmes déjà bien présents dans nos quartiers où l’air est déjà saturé de particules fines ou polluantes », se sont-ils inquiétés. 

D’après eux, le tunnel Québec-Lévis risque notamment d’amener « une hausse importante de la circulation automobile, du transport par camion, de la pollution sonore ».

En augmentant la capacité autoroutière dans la région et les émissions de gaz à effet de serre (GES), le tunnel projeté ne fera qu’intensifier les phénomènes météorologiques extrêmes, comme les canicules ou les sécheresses, estiment-ils. 

Un enjeu électoral

Frédérique Lavoie.
Conseil de quartier
de Saint-Roch
Photo Didier Debusschere
Frédérique Lavoie. Conseil de quartier de Saint-Roch

Sans aller jusqu’à appeler à voter pour tel ou tel candidat, Frédérique Lavoie, présidente du conseil de quartier de Saint-Roch, a expliqué que le but des organismes signataires est notamment de faire du 3e lien un enjeu électoral important.

« Notre exercice, c’est d’amener les gens à se questionner sur cet enjeu-là et de le garder en tête au moment de leur vote », a-t-elle signalé.

D’après elle, « on veut que ce soit un enjeu discuté pour que les élus sachent qu’au centre-ville, on est plusieurs organisations de la société civile à s’opposer au projet ». 

Des « milieux de vie »

Comme ils l’ont fait en mai dernier, au moment du dévoilement des grandes lignes du mégaprojet, les représentants d’organisme citoyens ont réitéré que leurs quartiers ne doivent pas être considérés comme « un lieu de transit entre la couronne nord et la Rive-Sud de Québec », mais bel et bien comme des « milieux de vie » dans lesquels les citoyens ont le droit de vivre dans un environnement de qualité et dans des conditions saines « qui ne nous rendent pas malades et qui sont sécuritaires ». 

Dans l’édition de lundi du Journal, la députée solidaire Catherine Dorion a d’ailleurs anticipé que l’opposition au 3e lien sera plus forte que prévu.

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