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Viser les sommets

Titres majeurs et or olympique sont maintenant des rêves accessibles pour le Canada

Leylah Fernandez et Félix Auger-Aliassime, accompagné de sa copine Nina Ghaibi, ont assisté lundi soir au Met Gala du Metropolitan Museum of Art de New York.
Photos AFP Leylah Fernandez et Félix Auger-Aliassime, accompagné de sa copine Nina Ghaibi, ont assisté lundi soir au Met Gala du Metropolitan Museum of Art de New York.

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Des titres en Grand Chelem, des médailles d’or olympiques, des trophées en Coupe Davis et à la Coupe Billie Jean King. C’est ce à quoi rêve le nouveau vice-président principal du développement de l’élite chez Tennis Canada, Hatem McDadi. 

Pour le successeur de Louis Borfiga, la performance « tellement inspirante » des Québécois Leylah Fernandez et Félix Auger-Aliassime aux Internationaux des États-Unis est donc un autre pas dans la bonne direction pour l’organisation qui chapeaute leur sport au pays. 

Car chez Tennis Canada, on ne se surprend plus de voir des Canadiens atteindre la deuxième semaine dans les tournois majeurs. 

Quand on parle à M. McDadi de la finale de Fernandez ou du carré d’as d’Auger-Aliassime, il y voit des joueurs qui ont suivi le chemin tracé par Milos Raonic ou Eugenie Bouchard, finalistes à Wimbledon il y a quelques années. 

« Ça nous a vraiment aidés que Milos et Eugenie fassent tomber les barrières, analyse M. McDadi, lui-même un ancien joueur professionnel. Bianca Andreescu a aussi inspiré la plus jeune génération en gagnant les Internationaux des États-Unis en 2019. »

Et maintenant, croit-il, les parcours de Fernandez et d’Auger-Aliassime vont servir d’exemple pour les Canadiens d’âge junior qui espèrent percer sur les circuits professionnels. 

Inspirante Fernandez

Directrice de clubs de haute performance pour Tennis Canada, Séverine Tamborero a été à même de constater l’impact que peuvent avoir les succès de Leylah chez les jeunes joueuses de tennis. 

Mme Tamborero a fait le voyage jusqu’à New York, la semaine dernière, afin d’accompagner les Canadiennes qui prenaient part au volet junior du US Open, notamment la Montréalaise Annabelle Xu, 17 ans. 

« J’ai croisé Leylah, j’ai croisé sa mère, on a parlé de tout et de rien. Les jeunes filles, quand elles ont vu ça, c’est sûr que ça les a inspirées à être meilleures et à continuer dans leur sport », souligne-t-elle. 

Tant M. McDadi que Mme Tamborero assurent que la relève est belle pour le tennis au pays, comme c’est le cas depuis quelques années. 

La route est longue

C’est de bon augure, donc, pour atteindre les objectifs prestigieux que s’est fixés Tennis Canada. 

Mais tous deux se refusent à nommer les potentielles vedettes de demain. 

Car, disent-ils, il est long le chemin jusqu’à la gloire que connaissent aujourd’hui Auger-Aliassime, Fernandez, Andreescu et Denis Shapovalov, récent demi-finaliste à Wimbledon. 

« Ça prend une combinaison de plusieurs facteurs, mentionne Mme Tamborero, qui est à l’emploi de Tennis Canada depuis plusieurs années. Comme entraîneuse, je vois que le succès n’est jamais rapide. Il faut du talent, un bon entourage, un bon équilibre, et de la chance. »

L’entraîneuse cite en exemple le clan Fernandez, qui croit au potentiel de Leylah depuis maintenant une dizaine d’années. 

« Tout le monde a été surpris de son parcours à New York, parce que ça semble s’être fait sur une courte période. Mais si vous parlez à Leylah ou à son père, eux ne sont pas surpris. Parce qu’ils y croient depuis le début. »

Recette gagnante 

Quant à M. McDadi, il estime avoir hérité d’une machine bien rodée par son prédécesseur. Les efforts déployés par M. Borfiga durant les 15 dernières années ont à nouveau porté leurs fruits au cours des deux dernières semaines. 

Et le Torontois ne compte pas changer une formule gagnante. 

« Je vais vraiment continuer à travailler avec les bases laissées par Louis. Nous allons aider les athlètes d’élite et nous assurer d’avoir d’excellents entraîneurs et du soutien pour nos joueurs. »