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«Dvorak, c’est un excellent joueur» -André Tourigny

«Dvorak, c’est un excellent joueur» -André Tourigny
AFP

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Lorsque le Québécois André Tourigny a été embauché à titre d’entraîneur-chef par les Coyotes de l’Arizona, le 1er juillet, il voyait en Christian Dvorak un joueur polyvalent qu’il pouvait utiliser à toutes les sauces. 

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Deux mois plus tard, le directeur général du Canadien de Montréal Marc Bergevin a passé un coup de fil à son homologue des Coyotes Bill Armstrong, qui a vu une occasion d’améliorer son club. Pas pour le présent, mais pour l’avenir: c’est dans le cadre d’une reconstruction quasi complète qu’il a décidé d’échanger le joueur de centre âgé seulement de 25 ans à Montréal en retour d’un choix de premier tour en 2022, obtenu des Hurricanes à la suite d’une généreuse offre hostile de 6,1 millions $ signée par Jesperi Kotkaniemi.

Le Tricolore a aussi cédé son droit de parole au deuxième tour de l’encan de 2024 en retour du gaucher de 6 pieds et 195 lb.

Pour Tourigny, il s’agit d’un très bon coup de Bergevin, mais aussi d’Armstrong dans le cadre de son plan stratégique. Pour emprunter à la langue de Shakespeare, c'est un “win-win”.

«Dvorak, c’est un excellent joueur, a insisté Tourigny. On recevait beaucoup d’appels pour "Devo" et on ne voulait pas recevoir trois joueurs moyens. On voulait un retour axé sur la qualité, pas la quantité. Ça prend des atouts de qualité.»

Le bagage d’habiletés qu'offre l’Américain à une formation en faisait un joueur très courtisé, selon les dires de Tourigny.

«Bill recevait de l’intérêt pour "Devo" depuis longtemps. On a pensé que l’offre du Canadien était la meilleure pour nous.»

Constance

Toujours d’après Tourigny, il ne fait aucun doute que Dvorak peut combler le départ de Phillip Danault pour les Kings de Los Angeles, qu’il peut se frotter aux meilleures unités adverses, et qu’il peut contribuer à l'attaque.

«Il est très bon dans les deux sens patinoire. En plus, il a fini troisième pour les buts dans l’équipe. C’est un gars qui pourra être envoyé dans les situations difficiles et qui peut jouer contre les (meilleurs) trios.

«C’est un gars qui a bon sens du hockey. Il est toujours bien positionné et il garde son sang-froid dans des situations délicates. Il n’est jamais trop haut, ni trop bas. Comme Shea Weber, il a une certaine constance.»

Efficace dans les mises au jeu

Auteur de 17 buts et 31 points en 56 matchs la saison dernière avec les Coyotes, Dvorak a affiché un taux de succès de 52,1% dans le cercle des mises au jeu lors de la plus récente campagne.

Puisqu’il était su que les jours de Dvorak étaient comptés en Arizona - et que ceux de Danault l’étaient à Montréal-, devenait-il le meilleur pivot disponible après les départs du Québécois et de Kotkaniemi? Tourigny n’ose pas trop se mouiller.

«J’ai mon idée, mais c’est difficile pour moi de le dire. Je ne connais pas les autres options qu’avait Marc Bergevin, admet-il. Mais le Canadien forme une bien meilleure équipe. C’est un "upgrade" majeur pour eux.»

Et Kessel, lui?

Dvorak a fait partie d’une série de transactions qu’ont conclues les Coyotes dans leur phase de reconstruction pour faire le plein de jeunes et stocker des sélections au repêchage.

Avant que le nom de Dvorak ne résonne au cours de l’été, celui de l’attaquant Phil Kessel était aussi mêlé à des rumeurs d’échange. Or, Tourigny croit que «Phil the Thrill» restera dans les rangs, à moins qu’une offre irrésistible se présente d’ici le début de la saison.

«Je pense que notre formation est cimentée pour un bout. Je ne m’attends pas à rien, avance-t-il avec un brin de prudence. Mais encore, les DG disent tous la même chose. Bill est aux aguets parce qu’on veut être meilleurs.

«Si tu me demandes mon avis, le travail d’un DG est de faire ce qui est mieux pour l’équipe. Une journée, il y en a un qui voudra échanger des choix ou des joueurs. Je connais ce côté de la “business”. Et un joueur (autonome en devenir) à qui on offrira un contrat pour l’an prochain, s’il peut avoir plus d’argent ailleurs, il le fera.»

Le Québécois ne cherche pas bien loin pour soulever un exemple frais qui représente cette réalité.

«Danault, Montréal l’aimait. Mais ça fait partie de la "game".»