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Famille Marie-Jeunesse: le fondateur a quitté le groupe religieux visé par un recours

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Les membres de la Famille Marie-Jeunesse, visée par une action collective, se disent « attristés » par la souffrance vécue par les potentielles victimes tout en indiquant que le fondateur de la communauté ne vit plus avec eux et que son statut devra être établi par un juge.

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Regroupant autrefois jusqu’à 130 membres dans cinq « auberges » dont à Québec, à l’île de la Réunion et en Belgique, la communauté Famille Marie-Jeunesse ne regroupe plus que 21 membres réunis à Sherbrooke.

Le fait que la communauté soit officiellement reconnue par le diocèse de Sherbrooke n’a pas empêché une experte de qualifier le groupe de « secte totaliste ».

La décision d’une juge d’autoriser une action collective contre la communauté pour des abus spirituels commis depuis 1982, une première au pays selon les avocats du demandeur, n’a toutefois pas semblé ébranler la foi des membres toujours présents.

« On ne se reconnaît pas dans le portrait général qui est fait de nous », a dit Jean-François Pouliot, l’un des membres internes. 

Il s’est toutefois montré empathique à l’endroit du demandeur Pascal Perron et de la centaine d’ex-membres qu’il pourrait représenter.

« Apprendre que d’anciens membres disent avoir souffert, ça nous attriste, on n’est pas indifférents », a dit celui qui est fidèle depuis 17 ans.  

Gourou ?

Dans la demande de recours, l’ex-membre a décrit le fondateur de l’église, Réal Lavoie, comme un « gourou » « assoiffé de pouvoir » qui recrutait des jeunes afin qu’ils deviennent des esclaves de sa secte.

Une description erronée selon le porte-parole de la communauté qui assure que le prêtre Réal Lavoie n’avait pas une « rigidité de fer ». 

Pourtant, le statut de Réal Lavoie, qui a pris sa retraite en 2016, semble litigieux, lui qui ne réside plus dans la communauté. Il a aussi été relevé de tout ministère par le diocèse. « Un juge devra faire la lumière sur son statut de membre », a indiqué Jean-François Pouliot. 

Exigence de la vie

Selon ce même porte-parole, les préjudices évoqués par l’ex-membre Perron sont plutôt des exigences de la vie communautaire.

« Il a quitté comme d’autres membres en disant je pense que mon chemin est ailleurs », a fait valoir Jean-François Pouliot qui croit que le procès civil permettra de « mieux comprendre les spécificités d’une vie en communauté ». 

Une dame qui gravite autour de la communauté depuis plus de 20 ans sans toutefois y être membre interne a pourtant voulu faire « la part des choses » entre les membres de la communauté et l’instigateur, Réal Lavoie. « Je pense que la vérité doit sortir », dit-elle.

L’avocat qui pilote le dossier, Me Simon St-Gelais, croit qu’une centaine d’ex-membres pourraient s’inscrire à l’action collective et les invite à contacter son cabinet, Quessy-Henry-St-Hilaire.

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