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Présumé prédateur sexuel devant juge et jury

Présumé prédateur sexuel devant juge et jury
Photo courtoisie

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Un homme de Québec qui planifiait depuis plusieurs années, avec sa conjointe, d’agresser sexuellement des enfants a choisi de subir son procès devant juge et jury.

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  • Écoutez la chronique judiciaire de Nada Boumeftah sur QUB radio :

C’est le choix qui a été annoncé, mardi, par la stagiaire de Me Alain Dumas qui défend les intérêts de Guy Boutin, un homme de 48 ans qui cumule de multiples accusations à caractère sexuel.  

Détenu depuis son arrestation survenue le 25 mai, Boutin fait face notamment à des accusations de production de pornographie juvénile, contact sexuel, agression sexuelle et bris d’ordonnance.  

Il est également accusé d’avoir «conseillé à un tiers de commettre une infraction de nature criminelle, à savoir une agression et un contact sexuel», et d'avoir planifié avec sa conjointe Julie Blackburn (elle aussi accusée), via un moyen de communication, de commettre des infractions de nature sexuelle sur des mineurs.  

Hier, lors du passage de l’accusé devant le juge Steve Magnan, le poursuivant, Me Louis-Philippe Desjardins, a fait savoir que dans le cadre de l’enquête préliminaire, qui aura lieu au début du mois de janvier, trois témoins seront entendus.  

Il a également précisé au président du tribunal qu’en raison de la «sensibilité» du dossier et des gestes reprochés, les témoins ne se retrouveront pas en présence physique de Boutin.  

Enquête

Rappelons que toute cette histoire a pu être mise au jour grâce aux enquêteurs de l’unité contre l’exploitation sexuelle des mineurs (ESM) du Service de police de la Ville de Québec, qui ont ouvert une enquête en octobre 2020.    

À la suite de l’arrestation de Boutin, et après avoir fouillé ses appareils de communication, les policiers se sont aperçus que l’homme et sa conjointe planifiaient depuis des années de garder des enfants pour ensuite les agresser sexuellement.  

Blackburn, qui est elle aussi détenue, reviendra devant le tribunal le 28 septembre prochain.  

La femme de 32 ans est accusée d'avoir produit, possédé et transmis de la pornographie juvénile.  

Le ministère public a également déposé, à son encontre, une accusation de bestialité.