/news/politics
Navigation

Remplacement des CF-18 et des CC-150 Polaris: le syndicat des machinistes exige des garanties

Remplacement des CF-18 et des CC-150 Polaris: le syndicat des machinistes exige des garanties
AgenceQMI

Coup d'oeil sur cet article

L’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA) exige des garanties des partis fédéraux concernant le remplacement des avions-chasseurs CF-18 et des CC-150 Polaris, alors que le secteur aérospatial est durement touché par la pandémie de COVID-19.  

Les deux contrats annoncés par Ottawa pour remplacer ces appareils usagers coûteraient près de 24 milliards $, dont 19 milliards $ destinés au remplacement des CF-18. 

«Il est clair pour nous que ça prend des garanties de retombées économiques et des engagements en faveur de la protection et la création d’emplois de qualité au Canada», a indiqué David Chartrand, vice-président canadien général de l’AIMTA, souhaitant connaître les intentions des chefs de parti à ce sujet. 

Le gouvernement fédéral prévoit d’acheter 88 nouveaux appareils pour remplacer les CF-18. Le choix devrait se faire entre le F-35 de Lockheed Martin, le Super Hornet de Boeing ou le Gripen de la Suédoise Saab. 

Le syndicat des machinistes déplore le fait que le Canada ait beaucoup investi dans la recherche et développement du chasseur furtif F-35 sans aucune garantie de retombées économiques.

«Peu importe qui obtiendra le contrat, le prochain gouvernement fédéral doit minimalement s’assurer que ça génère des retombées économiques et que le nouvel appareil réponde aux besoins du Canada», a mentionné M. Chartrand. 

Le syndicat des machinistes veut voir le gouvernement fédéral s’engager à protéger les emplois chez L3-Harris à Mirabel où la maintenance de la flotte de CF-18 de l’Aviation royale canadienne (ARC) est assurée. 

Concernant les cinq CC-150 Polaris, dont la maintenance a été assurée dans les installations de L3-Harris à Trenton, Ottawa devrait signer le contrat avec Airbus avant le printemps 2024.  

«Quant au remplacement des CC-150 Polaris, je suis curieux d'entendre ce que les chefs de parti ont à dire», a-t-il ajouté, précisant que le Canada «doit garantir des retombées industrielles et technologiques lors de l’octroi de contrat public».