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De meilleures hausses de salaire prévues au Québec que dans le reste du Canada

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Les entreprises québécoises s’attendent davantage à hausser le salaire de leurs employés que celles de plusieurs autres provinces, a conclu la firme LifeWorks dans un rapport publié mercredi. 

Selon l’entreprise – l’ancienne firme Morneau Shepell –, les entreprises du Québec prévoient consentir des hausses salariales moyennes de 2,9 % en 2022, en excluant les gels salariaux, selon un sondage mené auprès de 829 entreprises. Ce taux arrive tout juste derrière Terre-Neuve-et-Labrador, où une hausse moyenne de 3 % est attendue, et se compare avantageusement à la moyenne canadienne (2,7 %).

Les entreprises de l’Ontario et des trois provinces des Prairies s’attendent, elles, à des hausses moyennes de 2,5 %, toujours en excluant les gels salariaux.

Il s’agit de données encourageantes pour les travailleurs qui témoignent d’une reprise de l’activité économique, après l’effondrement causé par la pandémie de COVID-19 en 2020. L’an dernier, en pleine incertitude, les employeurs canadiens tablaient sur des hausses salariales d’environ 1,9 %, bien qu’elles aient finalement atteint 2,2 %, en tenant compte des gels de salaires imposés à plusieurs endroits en raison de la pandémie.

«Seulement 3,3 % des organisations prévoient des gels de salaires l’an prochain, ce qui signifie que les employeurs reconnaissent la nécessité de hausser la rémunération et de redonner une nouvelle image à leur proposition de valeur en matière de rémunération globale afin d’attirer et de fidéliser les talents clés», a souligné d’Anand Parsan, associé et chef du groupe national, Services-conseils en rémunération chez LifeWorks.

Ce dernier a souligné qu’en raison de la grande pénurie de main-d’œuvre, les employeurs ont tout intérêt à hausser les salaires.

«Les employeurs sont aux prises avec une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Il est plus difficile que jamais d’attirer et de fidéliser les employés. Ces problèmes exercent une pression sur la capacité de payer des employeurs», a toutefois tempéré Guylaine Béliveau, directrice, Services-conseils en rémunération chez LifeWorks, en faisant état de craintes vis-à-vis du taux d’inflation qui continue de grimper.