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La PCRE domine le débat sur l’économie

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Photo d'archives Ben Pelosse

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Malgré le peu d’intérêt que le sujet a suscité jusqu’ici en campagne électorale, la pénurie de main-d’œuvre a dominé les échanges entre les candidats économiques des principaux partis lors du débat organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

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Le candidat bloquiste de Mirabel, Jean-Denis Garon, mettrait un terme à la Prestation canadienne de la relance économique (PCRE, anciennement la PCU) pour inciter les travailleurs à revenir sur le marché de l’emploi. 

« Des programmes temporaires comme la PCRE qui datent depuis assez longtemps doivent être suspendus et remplacés par des programmes plus ciblés. À cela, il faut aussi passer par l’immigration. Ce qu’on demande à Québec c’est de faciliter l’intégration pour des travailleurs temporaires », a-t-il estimé. 

Le candidat conservateur dans Brome-Missisquoi, Vincent Duhamel, prône lui aussi l’arrêt des aides gouvernementales comme la PCRE. 

« Cette approche a asphyxié l’économie. J’ai rencontré plusieurs entrepreneurs qui lancent un cri d’alarme. Il faut arrêter les incitatifs à ne pas travailler et trouver des incitatifs pour ramener ces gens au travail », a-t-il lancé.  

NPD et PLC pour le maintien

La candidate néo-démocrate dans la circonscription d’Outremont, Ève Péclet, croit au contraire que la PCRE « a été un programme social ambitieux » qui a toujours sa pertinence. 

« La PCRE, c’est 300 $ par semaine. De dire que c’est incitatif à ne pas aller travailler, c’est assez simpliste. La vérité, c’est que la pénurie qui existe aujourd’hui, c’est une pénurie de bons emplois », s’est-elle exclamée. 

Même son de cloche pour la candidate libérale d’Ahuntsic-Cartierville, Mélanie Joly, qui voit actuellement un retour des plus jeunes en emploi.

« La PCU et la PCRE, elles ont le dos large, tous les partis ont voté en faveur ! Ce qu’on remarque aussi, c’est le taux d’emploi des 15-24 ans qui est plus élevé présentement qu’avant la pandémie », a estimé Mme Joly.