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Recul de 2,2 milliards de dollars des investissements au Québec

Les dépenses en immobilisation non résidentielle grippées par la pandémie

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Dopé par la pandémie, l’immobilier résidentiel a enregistré plusieurs records en 2020, notamment dans le marché de la revente, contrairement aux dépenses en immobilisation non résidentielle où le recul a été de plus de 2,2 milliards $ au Québec. 

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Mardi, Québec International (QI) a dévoilé son bilan des investissements réalisés par des entreprises, des gouvernements ou des organismes publics au courant de la dernière année qui a été marquée par la COVID-19 et la mise sur pause de l’économie québécoise durant plusieurs semaines. 

À travers la province, les investissements non résidentiels ont atteint 43,55 milliards $. Il s’agit d’une baisse de 4,9 % par rapport à la cuvée précédente. 

Au jeu des comparaisons, entre les régions métropolitaines de recensement (RMR) de Québec et de Montréal, c’est du côté de Montréal que les sommes injectées ont le plus été affectées, l’an dernier. D’un total de 23 milliards $ en 2019, le pactole a diminué à 21,18 G$ (- 8,2 %).  

Dans la RMR de Québec, les investissements non résidentiels, ce qui inclut les projets de modernisation et de construction d’infrastructures publiques ou privées, ont été de 4,3 G$, en baisse de 3,6 %. Le secteur privé (1,88 G$) a plus resserré les cordons de sa bourse que le public (2,4 G$). 

« On remarque que les RMR de Québec et de Montréal ont connu une année plus ardue en termes de dépenses en immobilisations non résidentielles comparativement au reste du Québec », note QI dans son rapport, surpris de voir que le virage numérique, avec la croissance des achats en ligne ces derniers mois, et l’automatisation, en raison de la rareté de la main-d’œuvre, n’ont pas eu plus de répercussions sur le bilan des investissements. 

QI précise toutefois que ces données ne tiennent pas compte des achats de logiciels ou de technologies qui ont été nécessaires pour le télétravail. 

Dans la RMR de Québec, parmi les projets non résidentiels, on retrouve l’hôpital de l’Enfant-Jésus (2 G$), l’élargissement de l’autoroute Henri-IV (450 M$) et le centre de biométhanisation (190 M$). 

La direction de QI s’attend maintenant à une meilleure année en 2021, alors que plusieurs chantiers non résidentiels ont été mis sur la glace ces derniers mois. La pandémie pourrait toutefois venir encore brouiller les cartes. 

Croissance de plus de 10 % en 2021 

La croissance des investissements à Montréal et à Québec, selon l’Institut de la statistique du Québec, pourrait atteindre 11 % et 15 % cette année. Elle pourrait être de 10 % dans le reste de la province. 

« Une compilation [...] dénombre plus de 150 projets d’investissement non résidentiel en cours ou annoncés d’une valeur totale d’environ 13 G$ dans la RMR de Québec », écrit QI dans son rapport. 

Pour les investissements dans le marché résidentiel au Québec, dont plusieurs régions ont dû composer avec une surchauffe immobilière, « la performance de la RMR de Québec surpasse celle de Montréal (-5,3 %), mais est similaire à celle observée dans le reste du Québec (+11,4 %) », conclut l’organisation. 

Les investissements pour des maisons ou des logements ont été de 2,55 G$ dans la région de Québec (+11,3 %) et de 13,73 G$ dans la région de Montréal. 

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