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Roberval: un policier en déontologie pour un accident mortel

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Le procès en déontologie d’un policier de la Sûreté du Québec (SQ) qui s’était retrouvé au cœur d’un accident mortel, en 2015, s’est ouvert mercredi à Roberval, au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Le 18 juillet 2015, Maxim Gobeil répondait à un appel d’urgence à Dolbeau-Mistassini à bord d’une voiture monochrome, en partie banalisée, lorsqu'il était entré en collision avec une automobile transportant trois personnes. Toutes trois étaient décédées lors du choc violent survenu sur le boulevard Dequen.

Malgré tout, en décembre 2018, l’agent Gobeil avait été acquitté de trois accusations de conduite dangereuse lors d’un procès au criminel.

Mais aujourd’hui, il est cité à comparaitre devant le commissaire à la déontologie policière pour deux actes dérogatoires, soit pour avoir conduit son véhicule de police à une vitesse deux fois plus élevée que celle permise et pour ne pas avoir utilisé son véhicule avec prudence et discernement.

Maxime Gobeil a repris son travail d’agent à la SQ, mais avec cette audience, il risque des sanctions déontologiques, comme des journées de suspension, par exemple, si la juge administrative estime qu’il a commis des actes dérogatoires.

Mercredi, on a fait entendre les bandes audio des enregistrements de la police de l’appel d’urgence reçu au 9-1-1 le 18 juillet 2015. Une femme en pleurs et accompagnée d’un enfant en bas âge rapportait être victime de violence conjugale.

L’appel a été classé comme étant une priorité 1, la plus importante. Plus loin dans les bandes audio, on entend les agents indiquer qu’un véhicule policier a eu un accident en face de chez Rousseau sur le boulevard Dequen, que c’est grave et qu’ils ont besoin de renfort.

Un policier du service d’identité judiciaire de la Ville de Québec qui a examiné la scène a ensuite présenté son album de 429 photos prises après la collision latérale entre les deux véhicules. Il a expliqué que le véhicule à demi-identifié du policier avait des logos visibles, même de jour.

Six jours d’audience sont prévus. Des experts doivent témoigner et Maxime Gobeil, lui-même, donnera sa version. Des membres des familles de victimes écoutent les témoignages.

Avec l’incendie du palais de justice de Roberval, c’est à l’hôtel Château-Roberval que toute cette procédure se déroule.

Les audiences se poursuivront jeudi avec la présentation d’un autre technicien en identité judiciaire.