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Pénurie de main-d’œuvre: un robot à la rescousse dans un resto de Québec

Un restaurant de Québec tente de pallier la pénurie de personnel

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Un restaurant de Québec prend les grands moyens pour combattre la pénurie de main-d’œuvre et se tourne vers les robots pour combler le manque d’employés sur le plancher.

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Avec son 1,30 m, ses lumières et ses allures félines, le « petit nouveau » du restaurant Barbies, à Sainte-Foy, ne laisse personne indifférent. L’infatigable travailleur, à l’essai depuis deux semaines, vient en aide aux employés et peut accomplir plusieurs tâches.

Capable d’apporter les plats et les breuvages et de rapporter la vaisselle, il peut même interagir avec les clients grâce à des fonctionnalités vocales reposant sur l’intelligence artificielle. Et si on lui caresse la tête, il peut ronronner. 

Le BellaBot, conçu par la compagnie chinoise Pudu, est aussi équipé de capteurs 3D qui lui permettent de circuler de façon sécuritaire. Sur son écran, le robot chat peut montrer de multiples expressions. Au moins un restaurant de Montréal s’est aussi offert ses services.

Manque de travailleurs

C’est en raison du manque de travailleurs que Jonathan Bélanger, copropriétaire de trois franchises Barbies à Sainte-Foy, Lebourgneuf et Lévis, a pris la décision, avec ses partenaires d’affaires Joey Catto et Abdoul Pio, de faire appel à un robot.

Sur la porte d’entrée du restaurant, une affiche bien en évidence énonce les nombreux postes à combler. « Mais des CV, je n’en reçois pas », se désole M. Bélanger.

« Cet été, on a refusé presque tous les jours une centaine de clients parce qu’on n’avait pas la main-d’œuvre, particulièrement en cuisine. [...] De l’avoir eu cet été, je n’aurais pas refusé autant de personnes », ajoute-t-il.

Une fois la période d’essai terminée – M. Bélanger fera le test dans ses deux autres restaurants –, il décidera s’il souhaite acheter la sympathique machine, qui coûte entre 12 000 $ et 24 000 $, dit-il. « Le modèle qu’on a vaut environ 22 000 $. » 

« On croit vraiment le garder pour aider le service aux tables. Le but, ce n’est pas d’enlever les jobs aux gens. Je n’ai pas envie d’avoir 18 robots dans mon restaurant. Ça n’arrivera pas. L’expérience client est très importante. On veut garder la chaleur humaine », assure l’homme d’affaires, qui n’écarte pas l’idée d’en acheter plus d’un si l’expérience s’avère concluante.  

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Un « collègue » apprécié

Quant aux employés qui ont dû apprivoiser ce nouveau « collègue », ils ont rapidement découvert qu’il s’agissait d’un atout important. « Pour l’instant, ça nous facilite la tâche sur tout, tout, tout », souffle Maude Bisson-Charest, gérante et serveuse.

Lors du passage du Journal hier midi, cette dernière avait seulement l’aide d’un commis débarrasseur pour le service du dîner. L’indispensable employé à roulette a donné un fier coup de main.

« On a que des bons commentaires, ajoute l’employée. Ça va super bien. Tous les employés savent comment ça fonctionne. C’est comme une routine. »  

L’allié des restos   

  • BellaBot, conçu par la compagnie chinoise Pudu    
  • Capacités supérieures d’interaction humain-robot    
  • Fonctionnalités vocales reposant sur l’intelligence artificielle    
  • Équipé de capteurs 3D    
  • Capable de 5400 détections d’obstacles à la minute    
  • Détection des obstacles à plus de 10 mètres     
  • Autonomie de 12 à 24 h    
  • Vitesse de 0,5 à 1,2 mètre/seconde    
  • 40 kg de capacité        

Source : pudurobotics.com

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