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Complètement cinglé!

Malfaisant devrait satisfaire les fans d’épouvante

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James Wan nous a donné certains des plus grands films d’horreur du nouveau millénaire. Et même si Malfaisant n’a pas l’aplomb de Décadence ou de La Conjuration, il prouve que le cinéaste américain n’a pas perdu le feu sacré. 

Aux prises avec un conjoint colérique, Madison aurait pu penser que le décès de celui-ci lui permettrait de tourner la page sur des années de violence. Pourtant, c’est à ce moment exact que la jeune femme devient la proie de visions de meurtres troublants et macabres. Tout ça se corse davantage quand elle découvre que le secret de ces cauchemars éveillés se cacherait peut-être dans son passé trouble. 

Par sa prémisse, comme par son traitement, Malfaisant ne fait pas dans la dentelle ; l’intrigue y est amphigourique, maladroite et parfois boiteuse. Pourtant, le flair de James Wan nous tient constamment en laisse avec ses atmosphères oppressantes, un exploit considérable que peu de cinéastes auraient pu réaliser. 

Car après un préambule visiblement inspiré des célèbres gialli italiens, on reconnaît rapidement le jusqu’au--boutisme qui a fait le renom de celui qui a jadis lancé la très sanglante saga Décadence. Sans être aussi violent, Malfaisant donne lui aussi dans les excès visuels, les morts grotesques et la surenchère d’hémo-globine attendue – et appréciée – par ses fans.

Finale pétaradante 

C’est particulièrement vrai, voire jouissif, tout au long du dernier acte complètement cinglé où James Wan cesse de s’imposer des limites et déballe les effets grand-guignolesques et les scènes de boucherie pour offrir une finale subversive et pétaradante à souhait. 

À défaut d’être plausibles ou moindrement réalistes, ces dernières séquences devraient à elles seules satisfaire l’appétit des fans d’épouvante, de sensations fortes et de frissons.

  • Malfaisant (3/5)  

Un film de James Wan

Avec Annabelle Wallis, Maddie Hasson et George Young. À l’affiche.