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Deux politiciens face à leur destin

Deux politiciens face à leur destin
AFP

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Justin Trudeau et Erin O’Toole sont au coude à coude dans les sondages. Le dernier coup de sonde de la firme Léger place libéraux et conservateurs à égalité (32 %-32 %).

Cette égalité ne va pas perdurer dans le temps. Lundi soir, il y aura deux options : soit M. Trudeau est réélu, soit M. O’Toole devient le 24e premier ministre du Canada.

On ne connaît pas encore l’issue du vote, mais une chose est certaine, les deux hommes feront face à leur destin quand les bureaux de vote vont fermer.

Des objectifs différents

Pour le chef libéral, une victoire minoritaire ne sera pas assez. Ça prend une majorité.

Déclencher une élection, de 600 millions de dollars, en pleine quatrième vague comprend son lot de risques. M. Trudeau aura beaucoup de difficultés à rester à la tête de son parti s’il n’obtient pas un gouvernement majoritaire.

Nous sommes peut-être en train d’assister à la dernière campagne de M. Trudeau.

En début de campagne, les attentes étaient basses pour M. O’Toole, mais son bon début de campagne a fait en sorte que les conservateurs ont commencé à rêver au pouvoir.

Le plafonnement dans les sondages publics et le recentrage du parti pourraient causer des maux de tête à M. O’Toole advenant une défaite.

On a vu que les conservateurs n’ont pas voulu donner une deuxième chance à son prédécesseur.

Le devoir de rassembler

Peu importe le gagnant, le politicien qui sera à la tête du pays aura le mandat d’unir les Canadiens.

L’unité du pays est la priorité de chaque premier ministre canadien. La deuxième étant de maintenir de bonnes relations avec les États-Unis.

On s’entend que la pression va être énorme pour M. Trudeau et M. O’Toole dans les prochains jours. 

Les deux ne vont pas seulement jouer leur avenir personnel, mais bien celui de tout le pays.