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Dominick Ménard ou les joies d’être sans domicile fixe

0918 WE VAN AVENTURE
Photo courtoisie

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Avec sa longue chevelure brune, sa jolie gueule de mannequin et sa gentillesse légendaire, l’animateur de la série télé Bon Vélo à Évasion, Dominick Ménard, est devenu l’une des stars du mouvement vanlife au Québec. L’ancien athlète professionnel de vélo de montagne vit à temps plein dans sa van depuis 2016. Un choix de vie marginal qu’il documente en toute transparence sur les réseaux sociaux. Rencontre.

J’ai connu Dominick Ménard en 2019 lors d’une formation de vélo de montagne. C’était quelques mois avant le début du tournage de la saison 1 de Van Aventure. J’avais mille questions à lui poser. Les mêmes auxquelles il répond gentiment chaque jour, conscient de l’importance de démystifier cet univers.  

Lors d’une rencontre pour la préparation de mon Petit guide de la vanlife sans filtre, je me suis amusé à lui ressortir les questions classiques !


ÇA FAIT QUOI DE NE PAS AVOIR D’ADRESSE FIXE ?

C’est certain qu’il faut aimer vivre sans filet. Il faut être à l’aise avec l’idée de ne pas toujours savoir où on va dormir le soir. Mais le matin, quand j’ouvre les rideaux et que je vois le soleil se lever sur un nouvel endroit, c’est ma récompense. 


COMMENT TU FAIS POUR VIVRE DANS UN ESPACE SI PETIT ?

C’est vrai que 83 pieds carrés, c’est pas grand ! Mais je me sens comme un enfant qui a sa cabane dans un arbre ! C’est excitant ! Il faut aussi comprendre que je ne passe pas mes journées dans la van. J’ai plein d’activités, je fais du vélo, je m’entraîne au gym, je vais travailler dans des cafés.


EST-CE QU’IL FAUT AIMER LA SOLITUDE ?

Pas plus que quelqu’un qui vit seul dans son appart ! Anyway, je vois plus de monde depuis que je fais de la vanlife. Par exemple, si un ami m’invite à souper, je me rends chez lui avec ma van, je passe une belle soirée, puis après je vais dormir dans son entrée ! Je suis plus disponible et réceptif qu’avant. Je vais vers les autres et les autres viennent vers moi.


QU’EST-CE QUE TU AIMES LE PLUS DE TA VIE ?

La mobilité, la liberté et le temps que j’ai gagné. C’est comme si tout autour de toi ralentissait. J’ai davantage conscience de ce que je vis. Je le goûte plus. Je fais attention à moi. Avant, je courais partout et je ne profitais de rien. Je me sens éveillé et stimulé comme jamais !


QU’EST-CE QUE TU PENSES DE L’IMAGE DE LA VANLIFE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX ?

Ça me gosse, t’as pas idée ! Des fois, je vois des photos d’un spot pis je le sais que la personne n’a pas dormi là pour vrai parce que c’est interdit. Je comprends qu’on veuille montrer du beau, mais c’est du mensonge. Tu te mens à toi et aux autres ! Je trouve ça insultant pour les gens qui le vivent pour vrai comme moi, et c’est dommageable pour ceux qui veulent se lancer dans la vanlife. Vivre dans sa van, oui, c’est spécial, mais c’est pas non plus si extraordinaire ! Des fois, c’est laid ! Pis c’est correct de le montrer. 

Ainsi, il y a quelques semaines, Dominick Ménard a raconté, sur Instagram, sa mésaventure avec les punaises de lit qui avaient envahi sa van. Contraint de déserter son véhicule le temps qu’un exterminateur vienne le débarrasser des bestioles, il s’est retrouvé à devoir dormir dans une tente pendant quelques jours. 

C’est moins glorieux et romantique qu’une plage du Mexique, mais c’est aussi ça, la vanlife


♦ Dominic Arpin a récemment publié le guide Van Aventure aux Éditions du Journal.

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