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Oscar Rivas: un combat «pour la postérité»

Oscar Rivas: un combat «pour la postérité»
Photo d'archives Didier Debusschère

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Seul le temps dira à quel point le titre sera un jour prestigieux, mais le boxeur Oscar Rivas pourrait bien devenir le premier champion du monde des super-lourds-légers, le vendredi 22 octobre, à l’Olympia de Montréal.

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«Un nouveau champion sera couronné et il demeurera, pour la postérité, le premier champion d’une catégorie qui sera très populaire pour longtemps», a anticipé le promoteur Yvon Michel, jeudi, lors d’une conférence de presse en marge de l’événement. 

Pour l’occasion, après quelques reports, Rivas (27-1-0, 19 K.-O.) affrontera finalement, pour la deuxième fois de sa carrière, l’Américain Bryant Jennings (24-3-0, 14 K.-O.). En janvier 2019, le boxeur montréalais d’origine colombienne avait livré un dur combat contre Jennings, l’emportant finalement par knock-out au 12e round, à Verona, dans l’État de New York.

«C’est le combat le plus important de ma carrière, a statué Rivas, en vue du 22 octobre. C’est important pour moi d’être parmi les premiers [avec Jennings] à me battre pour cette ceinture du WBC. J’attends le son de la cloche avec impatience.»

Jennings s’est également dit heureux de faire partie de l’événement, son entraîneur Josh Dubin assurant que l’Américain avait appris de son duel précédent contre Rivas.

Une notoriété à bâtir

Pendant des années, Rivas aura rêvé d’atteindre les plus hauts sommets chez les poids lourds, où les célèbres Anthony Joshua et Tyson Fury sont présentement les principaux monarques. Or, la nouvelle catégorie qui pourrait faire de lui un champion du monde représente bien plus qu’une simple consolation.

«Vu qu’aucune autre fédération n’a présentement cette catégorie, on voit à quel point il y a de bons boxeurs au classement mondial, a fait valoir Michel, confiant que la notoriété des super-lourds-légers se bâtira d’elle-même. La popularité d’une division dépend de la popularité de son champion.»

Premier aspirant, Rivas est présentement suivi au classement par le Russe Evgeny Romanov, Jennings (aspirant numéro 3) et le Polonais Lukasz Rozanki... Vantant le charisme et l’intelligence de son boxeur, le promoteur se dit confiant que Rivas l’emportera, en octobre.

«Il a tout ce qu’il pour être éventuellement un modèle et une inspiration pour les gens au Québec», a ajouté Michel à propos de Rivas.

Le mot du président

En marge du prochain combat historique, le président du World Boxing Council (WBC), Mauricio Sulaiman, a par ailleurs fait honneur de sa présence au point de presse virtuel de jeudi. Se montrant fier de la création de la nouvelle catégorie, appelée «bridgerweight» en anglais, Sulaiman a parlé d’un pont nécessaire «pour la sécurité et la santé» des boxeurs. La catégorie de poids est de 224 livres et moins.

«Nous avons toujours fait des changements pour améliorer la boxe et nous sommes très confiants que cette catégorie rassemblera de grands boxeurs, où on retrouvera une combinaison de vitesse et de puissance», a mentionné Sulaiman.

Le président du WBC ne serait d’ailleurs pas surpris que les autres fédérations (WBA, WBO et IBF) emboîtent le pas un jour en ouvrant cette nouvelle division de poids.

Un poids facile à respecter

Rivas, qui s’est déjà battu à plus de 250 lb, a précisé qu’il ne prévoyait aucune difficulté à respecter la limite. Au contraire, il avait habituellement l’habitude de se forcer à manger pour prendre du poids en vue d’un combat chez les lourds.

«Pour moi, pour le poids, c’est très facile de descendre, a-t-il dit. Je peux manger de façon normale et ça va.»

D’ailleurs, en mars dernier, Rivas avait fait osciller l’aiguille de la balance à 221,4 lb lors de la pesée officielle, à la veille de son combat remporté contre Sylvera Louis chez les super-lourds-légers.

«Je me sens très bien physiquement et je suis optimiste sur ce qui s’en vient pour la suite de ma carrière, a ajouté Rivas. On a travaillé très fort pour ça.»

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