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Pornographie juvénile: 257 images de Bart et Maggie Simpson dans des positions sexuellement explicites

Jean-Baptiste Abel
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés Jean-Baptiste Abel

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Arrêté en septembre 2018 avec en sa possession, sur son ordinateur, 257 images de pornographie juvénile mettant en vedette la famille de Bart Simpson, un ancien informaticien a tenté de convaincre la juge qu’il « ignorait » l’existence de ces dessins.

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En février 2020, Jean-Baptiste Abel, 31 ans, un ancien informaticien qui était au service des Forces armées canadiennes a été trouvé coupable de possession, distribution et accession à de la pornographie juvénile entre août 2015 et octobre 2016. 

Abel avait été intercepté dans sa voiture alors qu’il était garé et qu’il avait, entre ses mains, un ordinateur, ce qui lui était interdit. Pour se justifier, il avait expliqué aux forces de l’ordre qu’il se trouvait là pour jouer à un jeu vidéo, étant « un joueur compulsif ».

Bart et Maggie 

L’ordinateur a été saisi, puis analysé, et 257 fichiers de pornographie juvénile ont été trouvés. Il s’agissait de dessins animés des personnages de Bart et Maggie Simpson qui avaient des relations sexuelles entre eux ou encore avec leurs parents Homer et Marge.

Jeudi, dans le cadre des plaidoiries, l’avocat d’Abel, Me Louis Belliard, a rappelé à la juge Rachel Gagnon que son client avait bel et bien brisé ses conditions de mise en liberté, et qu’il admettait que les images retrouvées constituaient de la pornographie juvénile. 

Toutefois, il estime qu’aucune preuve n’a été faite au tribunal pour démontrer que c’était bel et bien son client qui avait téléchargé les images. 

Il a également rappelé qu’au procès, la mère d’Abel a témoigné que c’est l’épouse de l’ancien informaticien qui utilisait le portable... ou encore le père de l’accusé « qui aimait regarder les Simpson ». 

« Jérémiades »

En poursuite, Me Sonia Lapointe a, d’entrée de jeu, souligné au tribunal avoir bien entendu « les jérémiades » de son confrère, mais elle a invité la présidente du tribunal à « écarter du revers de la main » le témoignage de la mère d’Abel, qui est là « pour sauver son garçon ». 

Elle a également souligné que le témoignage de l’accusé n’était « pas crédible » et que « l’ensemble de la preuve démontrait que l’infraction reprochée avait bel et bien été commise ». 


La présidente du tribunal a pris la cause en délibéré et fera connaître son jugement le 10 décembre.

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