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Un meilleur avenir possible pour le pont de Québec

Quebec
Photo Stevens LeBlanc

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Notre groupe constitué en 2014 oeuvre depuis ce temps à suivre et à faire des recommandations concernant le pont de Québec. Nous sommes des personnes ayant une certaine expérience de travail et qui pensons être utile dans la résolution de cette saga qui perdure dans la région depuis la privatisation du CN en 1995. 

La mission que nous nous sommes donnée est de s’assurer que les meilleures décisions soient prises pour l’Avenir de ce pont patrimonial.

Nous avons fait plusieurs interventions dans le passé jusqu’à ce que le Parti libéral fasse la promesse de régler le dossier lors des deux dernières élections et qu’il invoque maintenant le manque de temps pour conclure l’achat durant cette 3e élection sur ce sujet.

Le rapport Charest

Les derniers développements ont été centralisés autour d’un rapport produit par M. Yvon Charest. D’après les informations parues dans les journaux, celui-ci préconise le rachat du pont par le gouvernement fédéral et donne les grandes lignes d’un programme d’entretien de 784 M$ réparti sur 25 ans ainsi qu’un partage des coûts entre les partenaires.

M. Charest a reçu par la suite le mandat du gouvernement fédéral de négocier l’application de son rapport avec les autres usagers, soit le CN et le gouvernement du Québec. Depuis le gouvernement du Québec a refusé de contribuer au-delà des sommes prévues actuellement soit 6,5 M $ pour l’entretien et 250 M $ pour refaire le tablier.

Nous sommes en accord avec le rachat du pont par le gouvernement fédéral, toutefois nous mettons en doute l’efficacité de continuer le type d’entretien pratiqué par le CN tel que proposé dans le rapport, soit le changement de pièces trop rouillées selon certains critères pour assurer la pérennité du pont.

Notre groupe est plutôt d’avis qu’une peinture protectrice complète de la structure du pont de Québec est nécessaire et doit être maintenue pour assurer sa pérennité. Notre avis est basé sur l’évidence que la peinture protège l’acier contre la rouille ce qui permet à la structure de conserver ses capacités mécaniques. Cette façon de faire est d'ailleurs appliquée notamment pour des ponts comme le pont Jacques-Cartier à Montréal avec assemblage de pièces d’acier rivetées comme c’est le cas pour le pont de Québec.

Un plan

Pour une connaissance adéquate du dossier, nous proposons la procédure suivante qui consiste en 4 éléments afin d’établir premièrement l’état du pont, le coût des travaux de réfection et de peinture ainsi que ceux d’entretien à long terme :

1. Relevé de l’état de toutes les membrures du pont de Québec

2. Analyse structurale complète

3. Conception des travaux de réfection à réaliser pour redonner au pont ses capacités originales

4. Évaluation du coût total des travaux déterminé à partir d'un projet pilote sur une partie représentative des éléments du pont. (Ce projet-pilote pourrait être un engagement électoral de la part des partis politiques pour les élections fédérales du 20 septembre ce qui est très concret).

Cette solution pourrait ensuite être comparée à d’autres alternatives par une étude économique qui tiendrait compte des coûts annualisés et de tous les éléments. (Par exemple, la valeur résiduelle du pont après la période d’étude qui aura été retenue).

Ces travaux d’analyse devraient être réalisés avant 2024 qui est la date de la fin de l’entente entre le CN et le gouvernement du Québec pour les droits d’usages du pont.

Advenant qu’une restauration complète s’avère la meilleure option, ceci permettrait plus facilement de séparer les coûts de restauration du pont (CN+ gouv. fédéral), du coût annuel d’entretien à partager entre le futur propriétaire et les usagers (CN, TPQ, Via rail).

Si les coûts sont excessifs même en considérant la valeur patrimoniale, il faudrait selon nous s’orienter vers une solution de remplacement.

Bien évidemment le but de notre intervention est que les partis politiques présentement en élection s’engagent à suivre la procédure suggérée pour arriver à la meilleure solution possible pour le pont.

Et nous avons signé pour le:

Groupe l’avenir du pont de Québec

Collectif 55+

Édouard Fafard Professionnel Retraité Gouvernement Du Québec

Jean-Claude Cyr Ingénieur en Électricité Retraité comme Cadre à la Garde Côtière

Jean Hémond Ingénieur en Mécanique Retraité du Gouvernement du Québec

Carl Lavoie Archéologue à son compte

Richard Royer Économiste Retraité du Gouvernement du Québec

Lucien Viel Ingénieur en structure maintenant retraité, anciennement à l'emploi de WSP

Gilbert Tessier Ingénieur en électricité et Cadre retraité en planification à Hydro-Québec, responsable du groupe