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5 faits à observer en attendant le vote

5 faits à observer en attendant le vote
Photo Martin Chevalier

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Personne ne peut jouer au Nostradamus canadien. Impossible aujourd’hui de connaître le dénouement de l’élection. Voici, en attendant, cinq observations qui risquent de déterminer le prochain gouvernement.

La frustration québécoise

Quelle ironie quand même ! Il aura fallu un débat en anglais, qu’une poignée de Québécois regardaient, et où on pouvait même contester la présence du chef bloquiste, pour que la campagne du Bloc se mette véritablement en marche. Reste à voir si la frustration québécoise persistera jusqu’à lundi, jour du vote. 

Maxime Bernier

On a tous l’impression que ce pyropoliticien se discrédite à force de patauger dans les égouts canadiens. Or, les sondages indiquent qu’il est en montée. On peut croire qu’il grappillera quelques points utiles aux conservateurs. Mais c’est davantage un vote antisystème, une sorte de variant trumpiste nauséabond, qui s’exprime. Un vote habituellement absent aux urnes.

L’efficacité du vote libéral

C’est une distorsion de notre système politique : mieux réparti, le vote libéral est plus efficace que le vote conservateur. Qu’un Albertain de plus appuie les conservateurs ne changera strictement rien aux résultats. Ce sont les banlieusards de Montréal et de Toronto qui possèdent une réelle influence.

Gouvernement minoritaire

Les gouvernements minoritaires arrivent par cycle, dépendant de la force des tiers partis. Présentement, leur appui dépasse les 35 %, ce qui rend un gouvernement minoritaire inéluctable. Pour le Québec, notons ceci : si la maxime politique canadienne expliquant que le gouvernement fédéral se décide en Ontario et la majorité au Québec s’avère, le Canada demeure en position de dépendance vis-à-vis du Québec, ce qui n’est pas une mauvaise nouvelle. Vaut toujours mieux avoir quelques doigts sur le volant pour paraphraser l’autre.

La participation électorale

C’est la participation électorale qui déterminera le prochain gouvernement. Pas pour rien que le PLC et le PC ont sorti leurs deux vétérans, Jean Chrétien et Brian Mulroney. Ces anciens premiers ministres ne convaincront pas les indécis ou de nouveaux électeurs, mais ils mobiliseront leurs partisans aux urnes.