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Accusé d’avoir agressé chez lui une enfant de la DPJ

Un homme et son épouse agissaient à titre de famille d’accueil depuis plus de 20 ans

Alain Lavallée
Photo tirée de Facebook Alain Lavallée, 56 ans, est accusé d’avoir agressé une enfant de la DPJ pendant quatre ans, dans un foyer d’accueil de Lanaudière.

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Les autorités tentent de retracer tous les enfants de la DPJ qui ont vécu dans un foyer d’accueil de Lanaudière après que l’homme de la maison a été accusé d’agressions sexuelles répétées sur une enfant de moins de 12 ans.

Alain Lavallée, 56 ans, a été libéré sous de strictes conditions, mercredi, après sa comparution au palais de justice de Joliette. 

Celui-ci a été arrêté par la Sûreté du Québec il y a une semaine, à la résidence qui appartient à son épouse.

Il fait face à quatre chefs d’accusation d’agression sexuelle sur une mineure, d’incitation et de contacts sexuels envers celle-ci, ainsi que de lui avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite.

La jeune victime, dont l’identité est protégée par une ordonnance de la cour, n’avait pas encore atteint l’âge de la puberté lorsque les agressions auraient débuté.

Les sévices auxquels elle aurait été soumise se seraient répétés sur une période de quatre ans.

C’est un adulte qui, après avoir soupçonné que la jeune fille ait pu être victime de Lavallée dans sa famille d’accueil, a effectué un signalement à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), selon nos informations.

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En sécurité

L’épouse de Lavallée accueillait des enfants qui lui étaient confiés par la DPJ depuis plus d’une vingtaine d’années, a-t-on appris. Les crimes allégués auraient été commis à son insu.

Les autorités, qui n’excluraient pas que le quinquagénaire ait pu faire d’autres victimes, ont rencontré les quelques enfants qui habitaient le foyer d’accueil au moment des faits allégués. 

On s’affaire aussi à retracer tous les jeunes qui y ont séjourné par le passé pour les interroger.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Lanaudière a confirmé hier avoir « agi sans délai afin d’assurer la sécurité des enfants » à la suite du dépôt des accusations, sans toutefois préciser si les enfants avaient dû être déplacés dans une autre ressource.

« Comme plusieurs enquêtes sont présentement en cours, nous n’émettrons aucun commentaire sur la situation pour ne pas [leur] nuire », a répondu par courriel la porte-parole du CISSS Pascale Lamy.

pas avec des mineurs

Parmi ses conditions de remise en liberté, Lavallée ne peut pas communiquer avec la victime alléguée, il ne doit pas en faire mention sur les réseaux sociaux et il ne peut pas se trouver dans un endroit où il serait susceptible d’être en présence de mineurs.

–Avec Andrea Valeria et Stéphane Alarie


Alain Lavallée devrait revenir devant le tribunal en novembre.