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Pénurie d’infirmières: Dubé veut un changement de culture

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Le ministre de la Santé, Christian Dubé, promet un changement de culture profond afin de convaincre les infirmières retraitées et celles qui sont parties dans le privé de revenir dans le réseau public.

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«On va faire des annonces qui auraient peut-être surpris, il y a quelques mois ou quelques années, mais qui nous ont poussés par le fait qu'on a regardé de nouvelles façons de faire avec la pandémie. Je vous demande juste d'être patients pour quelques jours. On va être capable de vous démontrer que, oui, on va gérer la crise, d'une certaine façon», a-t-il dit lors d’un point de presse vendredi. 

Plusieurs régions du Québec sont déjà aux prises avec des réductions de services en santé en raison d’une pénurie de personnel. 

C’est notamment le cas de la ville de Senneterre, en Abitibi-Témiscamingue, où les résidents ont manifesté, tôt vendredi matin, contre la fermeture partielle de leur urgence puisque les hôpitaux les plus proches se trouvent à 45 minutes de route de là. 

Avec l’arrivée de la vaccination obligatoire pour les travailleurs de la santé, l’inquiétude d’un manque de personnel se fait sentir. 

Mais jeudi, le ministre a promis qu’il n’y aurait pas de bris de service dans la province, même si 10 000 soignants pourraient être écartés parce qu’ils ne seront pas vaccinés.

«Ceux qui rentrent aux soins intensifs, en ce moment, ce sont uniquement des non-vaccinés. Si j'ai un message à passer: si vous voulez nous aider, s'il vous plaît, allez vous faire vacciner», a réitéré le ministre vendredi. 

Ce dernier a d’ailleurs admis qu’il n'écartait pas d'adopter les méthodes de gestion des hôpitaux anglophones, où le temps supplémentaire obligatoire est presque inexistant.

«L'organisation du travail est très différente dans certains de ces hôpitaux», a-t-il dit. 

- D'après les informations d'Alain Laforest