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La cathédrale a besoin d’argent après le vol grossier

Une campagne sera lancée après le vol du cœur de Monseigneur Racine

St-François-Xavier de Chicoutimi
capture d'écran St-François-Xavier de Chicoutimi

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Les employés de la fabrique Saint-François-Xavier de Chicoutimi, où le cœur de Monseigneur Dominique Racine a été dérobé plus tôt cette semaine, lanceront une campagne de financement pour faire réparer les méfaits commis dans le lieu de culte.

C’était la deuxième fois en à peine trois mois que la cathédrale était victime d’un vol. 

« Avec l’année qu’on vient de passer, avec la pandémie, on n’a pas beaucoup de revenus [à la fabrique]. On réussit à peine à payer les frais d’entretien et les réparations », se désole son président, Jean Grimard.

Maude Thériault, marguillière de la fabrique Saint-François-Xavier, montre une photo du cœur de Monseigneur Dominique Racine. Elle est aux côtés du président de la fabrique, Jean Grimard, devant l’emplacement où se trouvait le cœur volé cette semaine.
Photo Agence QMI, Roger Ganon
Maude Thériault, marguillière de la fabrique Saint-François-Xavier, montre une photo du cœur de Monseigneur Dominique Racine. Elle est aux côtés du président de la fabrique, Jean Grimard, devant l’emplacement où se trouvait le cœur volé cette semaine.

Selon ses premières estimations, les méfaits commis lors du vol de l’urne contenant le cœur du premier évêque du diocèse dans la nuit de mardi à mercredi s’élèvent à « quelques milliers de dollars ». 

« Il y a eu du vandalisme un peu partout dans l’église », dit-il.

« Nous sommes en train de revoir notre budget pour tenter de voir comment on peut faire réparer ça et continuer de fonctionner », déplore pour sa part Maude Thériault, marguillière de la fabrique.

« Difficile à comprendre »

« C’est difficile à comprendre », affirme M. Grimard, encore abasourdi par ce vol « inutile » et inusité.

Il n’est pas sans rappeler celui du cœur du frère André, le fondateur de l’oratoire Saint-Joseph, en mars 1973.

La campagne de financement servira aussi à installer des caméras de surveillance, « pour avoir une église encore plus sécuritaire », affirme M. Grimard.

La cathédrale avait déjà été visée par des voleurs durant l’été. Ils avaient vidé le contenu des caisses sous les présentoirs de lampions, à l’entrée de l’église. 

« On parlait d’à peine 20 $ », déplore M. Grimard. 

Deux autres vols de ces caisses sont aussi survenus peu de temps avant la pandémie.

Selon M. Grimard, seule « la misère » peut expliquer de tels méfaits.

« Normalement, une église, ça devrait être accueillant, mais ici, on ne peut pas laisser l’église ouverte parce qu’il y a tellement de vandalisme. Il y a des problèmes d’itinérance au centre-ville de Chicoutimi et ça n’aide pas. »

Pour sa part, le Service de police de Saguenay confirme avoir été appelé à « quelques reprises » pour des vols ou méfaits à la cathédrale de Chicoutimi. 

Pour le moment, aucun suspect n’est dans la ligne de mire des autorités, affirme le porte-parole Bruno Cormier. 

Le Service de police sollicite par ailleurs l’aide du public pour obtenir plus d’informations sur les circonstances de ce vol.