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La jeunesse à l’honneur

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Photo AFP En dépit de la défaite face aux Dolphins, Mac Jones a très bien paru pour les Patriots à son premier départ dans la NFL avec 281 verges, 74,4 % de ses passes complétées et un touché.

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Plus que jamais auparavant, les jeunes quarts-arrières occupent le plancher aux quatre coins de la NFL. Selon toute vraisemblance, cette tendance ne s’estompera pas de sitôt.

La semaine dernière, on a fait grand cas du fait que trois quarts-arrières recrues agissaient comme partants. Mac Jones (Patriots), Zach Wilson (Jets) et Trevor Lawrence (Jaguars) étaient en poste pour l’ouverture de la saison.

En élargissant un peu le spectre, ce n’est pas moins de neuf quarts-arrières de première, deuxième ou troisième année qui ont obtenu des départs à la première semaine d’activités dans la ligue. Au total, 13 quarts-arrières partants dans la NFL sont actuellement âgés de 25 ans et moins, soit une proportion de 40,6 % parmi les 32 équipes. C’est énorme !

En retournant 25 ans en arrière, en 1996, seuls Kerry Collins, Trent Dilfer et Gus Frerotte étaient des quarts-arrières partants de 25 ans et moins. Mis à part pour Collins, qui a connu une carrière honnête, disons que de confier le ballon à un jeune n’était pas la recette du succès à cette époque, qui semble une éternité derrière.

De plus en plus tôt

Cette saison, la division Est de la conférence américaine à elle seule compte quatre pivots partants de 25 ans ou moins en Mac Jones, Zach Wilson, Tua Tagovailoa et Josh Allen. Qui pourrait croire qu’Allen, aux commandes de l’attaque des Bills, est déjà le doyen de la section ?

Les dernières années ont amené une ruée vers les quarts-arrières en première ronde au repêchage. En effet, pas moins de cinq pivots ont été sélectionnés dès le premier tour de deux des quatre plus récents encans.

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, Baker Mayfield, repêché premier au total il y a trois ans seulement, est maintenant le 14e plus jeune quart-arrière, à 26 ans ! L’âge médian des partants dans le circuit Goodell est de 26,5 ans.

Des explications

Quelques facteurs expliquent ce vent de jeunesse. Le jeu aérien dans la NFL prend de plus en plus de place. Seulement trois équipes (Patriots, Ravens, Titans) la saison dernière ont opté pour le jeu au sol dans une plus grande proportion que le jeu aérien. Les équipes sont donc enclines à trouver leur passeur pour 15 ans, coûte que coûte.

Pour bien préparer les jeunes quarts, les programmes universitaires sont maintenant nombreux à miser sur des concepts offensifs adaptés à la scène professionnelle et vice versa. Il y a quelques années à peine, les jeux d’options et autres stratagèmes en vogue dans la NCAA étaient regardés de haut par les entraîneurs dans la NFL. Plus maintenant, car ils souhaitent faciliter l’adaptation de leurs jeunes quarts-arrières.

Il y a aussi le facteur salarial. Les quarts-arrières jouent de plus en plus tôt parce qu’ils sont prêts à performer, mais aussi parce que leur contrat de recrue est peu prohibitif pour l’équipe. Celle-ci peut alors investir massivement à d’autres positions, avant l’inévitable montant monstrueux du deuxième contrat, qui complexifie la construction du reste de l’alignement. 

Il sera captivant d’observer si cette vague de jeunes quarts-arrières pourra avoir la même longévité que les Tom Brady, Drew Brees et Aaron Rodgers de la précédente génération. Si c’est le cas, il y aura bousculade pour les postes de partants avant longtemps.

5 points à surveiller 

1. L’effet de la foule ?

Après une saison 2020 disputée dans des stades vides ou dégarnis, la présente campagne s’est amorcée la semaine dernière sous la clameur des dizaines de milliers de spectateurs qui ont rempli les stades. L’effet de la foule n’a toutefois pas tant avantagé les équipes locales, qui ont enregistré sept victoires sur 15 (en excluant les Saints, qui jouaient en terrain neutre). Huit équipes négligées, dont cinq sur la route, l’ont emporté.

2. À leur portée

Deux quarts-arrière peuvent atteindre des plateaux importants cette semaine. Aaron Rodgers n’a besoin que de 98 verges face aux Lions, lundi soir, pour dépasser John Elway au dixième rang dans l’histoire, avec 51 475 verges. De son côté, Ben Roethlisberger n’est plus qu’à trois passes de touché de devenir le huitième membre du club des 400.

3. Intraitable Waller

Travis Kelce et George Kittle sont souvent considérés comme les deux meilleurs ailiers rapprochés du circuit depuis quelques saisons. Il ne faut toutefois pas oublier Darren Waller, qui a connu un départ sublime pour les Raiders lundi dernier. Face aux Steelers, il tentera de devenir le premier de l’histoire à sa position à gagner au moins 100 verges dans cinq matchs de saison régulière consécutifs.

4. Divisions fortes

Ça ne rigole pas dans l’Ouest ! Autant la division Ouest de la conférence américaine que celle de la conférence nationale comptent quatre équipes avec des dossiers de 1-0 après une semaine. Depuis le réalignement des divisions en 2002, seules l’AFC Ouest de 2002 et l’AFC Est de 2015 ont entamé la saison avec quatre victoires et aucune défaite. 

5. Encore l’Alabama

Sans surprise, c’est de l’Université de l’Alabama que proviennent le plus grand nombre de joueurs sur les alignements réguliers de la NFL, avec 54. C’est la quatrième année de suite que le Crimson Tide trône à ce chapitre. Les programmes qui ont produit le plus de joueurs sont ensuite ceux de Ohio State (50), LSU (47), Georgia et Notre Dame (36), puis Clemson, Iowa et Michigan (34).