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Les gaffes de la campagne

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Photo AFP

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Il y a plusieurs manières d’écrire un bilan de campagne. Qu’on me permette d’y aller en parlant de la gaffe principale de chaque chef.

Justin Trudeau 

La gaffe était de déclencher ces élections. Tout simplement. Il aura dû, au fil des semaines, multiplier les raisons pour les justifier, sans jamais convaincre. Il a transformé sa campagne, ensuite, en entreprise de diabolisation des conservateurs. Comme d’habitude. En plus de faire campagne dans les champs de compétence provinciale. Sans les militants antivaccins qui ont rehaussé sa campagne en le harcelant, il risquait la débandade.

Erin O’Toole

L’homme n’est pas sans mérite, mais semble incapable de répondre directement à la moindre question. C’est la faiblesse de sa campagne, ce qui la rend boiteuse, claudicante. Ah oui, il a fait le poltron au moment de la querelle des autodafés, en expliquant qu’on aurait dû censurer les livres, sans les brûler.

Yves-François Blanchet

Comme d’habitude, les souverainistes ont eu honte de leur option et l’ont cachée au début de la campagne. Le Bloc était aussi très discret sur les questions identitaires. Il a fallu que le débat anglais les ramène au cœur de notre vie politique pour que le Bloc s’en empare. Les souverainistes comprendront-ils un jour que le moteur de leur cause est l’identité et non le progressisme ?

Jagmeet Singh

Voilà un chef qui prétend parler aux Québécois mais qui explique sans gêne qu’un vrai leader se fiche du respect des compétences constitutionnelles. Autrement dit, leur autonomie ne compte pas. Autrement dit, leur histoire ne compte pas. Rassurons-nous : dans la vie politique canadienne, Jagmeet Singh ne compte pas.  

Annamie Paul

Madame, du haut de sa superbe victimaire, a voulu éduquer Yves-François Blanchet sur la question du racisme. Mais pour qui se prend-elle ? Elle monte tellement haut dans l’échelle de la condescendance qu’elle finira par avoir le vertige.