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La sensibilisation a ses limites

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Photo d'archives Pas toujours évident pour un arbitre d’être confronté à un entraîneur qui conteste une décision avec véhémence.

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La semaine dernière, une nouvelle dans le baseball mineur m’a perturbé. Ça s’est passé dans la région de Québec où des arbitres se sont fait intimider dans un match de la catégorie pee-wee. 

Un entraîneur a menacé deux officiels, dont un mineur, de les « sortir en ambulance ». Ça n’a pas de bon sens. Pas en 2021. 

Pas avec toutes les campagnes de sensibilisation effectuées auprès des joueurs, des entraîneurs, des associations et des parents. Ceux qui appliquent les règlements ne devraient pas quitter le terrain avec la peur au ventre après un match. Même après une mauvaise décision sur un jeu-clé. 

Je ne savais pas qu’on gagnait la Série mondiale au niveau pee-wee A. Est-ce qu’un nouveau trophée a été créé par Baseball Québec ? Je n’étais pas au courant. 

Ce n’est pas un problème qui est nouveau. Lorsque je couvrais des affrontements dans le junior AA entre les A’s de Ville-Marie et les Gouverneurs du Plateau-Mont-Royal, on avait droit à certaines scènes qui n’avaient pas leur place dans le baseball. 

La police était souvent sur les lieux pour garder la quiétude sur et à l’extérieur du terrain. Les arbitres étaient souvent invectivés et parfois même intimidés physiquement. 

Par chance, les arbitres, affectés à ces rencontres explosives, comptaient sur plusieurs années d’expérience derrière la cravate. Ils savaient comment gérer les situations plus corsées. C’est moins le cas en 2021.  

Une question de jugement

Théoriquement, des arbitres âgés de 24 et 16 ans sont en mesure de gérer un match de calibre pee-wee A. Tout se déroule bien à 99 % du temps. 

Dans le feu de l’action, ils sont appelés à prendre des décisions rapides. Ils doivent le faire après une analyse de quelques secondes. Parfois, c’est trop court pour un arbitre qui en est à ses premiers pas dans le métier.

Après quelques mauvais matchs critiqués par les entraîneurs et les parents dans une saison, plusieurs jeunes arbitres finissent par craquer. Peu de temps après, ils décident d’accrocher leur masque et leur petit balai. Une situation qu’on voit trop souvent. 

Le mot se passe rapidement. Être arbitre, ce n’est pas cool. Du même coup, Baseball Québec doit faire des pieds et des mains pour recruter des arbitres chaque année. Toutefois, les candidats sont moins nombreux qu’auparavant. 

Et ça se comprend. Qui veut composer avec des parents ou des entraîneurs qui dépassent la limite après un mauvais appel ? 

Je connais quelques arbitres qui sont capables de gérer ce type de situation, mais ils sont expérimentés. Ils en ont vu de toutes les couleurs. Ils se sont forgé une carapace avec les années. Ce n’est pas le cas des jeunes arbitres qui sont confrontés à cette dure réalité dès leurs premiers matchs.

Examen de conscience

Ce n’est pas qu’au baseball qu’on assiste à de telles scènes. On a aussi été témoins d’incidents dans d’autres sports dans les dernières années. 

Malgré de nombreuses campagnes de sensibilisation dans les arénas ou autres plateaux sportifs, il y a encore des parents, des entraîneurs ou des joueurs qui dépassent la ligne. Et on ne peut pas mettre cela sur le dos de la pandémie. C’est trop facile. 

Tous les intervenants ont un examen de conscience à faire. Est-ce que les fédérations sportives doivent donner un autre coup de barre pour aider leurs officiels ? Ce serait le bon moment avec la reprise des sports scolaires et civils. 

Ce serait dommage que des rencontres sportives soient annulées en raison d’une pénurie d’arbitres. Les fédérations doivent tout faire pour ne pas frapper ce mur. Si ça survient de façon récurrente, il sera trop tard. 

2. Les Alouettes ont manqué d’opportunisme

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Photo Martin Chevalier

L’attaque des Alouettes n’a pas produit un seul touché devant leurs partisans samedi. Et ce n’est pas parce qu’elle n’a pas eu les opportunités de le faire. Vernon Adams Jr et sa bande ont été en mesure de se pointer dans la zone payante, mais ils ont manqué de finition. Le quart des Alouettes a encore pris de mauvaises décisions avec le ballon. Son inconstance est devenue problématique. La patience de l’entraîneur-chef Khari Jones et du directeur général Danny Maciocia a des limites.  

3. Les Carabins ont eu le dernier mot

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Photo Martin Chevalier

Ce fut un autre classique entre les Carabins et le Rouge et Or. Ça faisait du bien de revoir cette rivalité sur le terrain après une année d’absence. On s’était ennuyés de voir de beaux jeux et de l’intensité dans les tranchées. Le quart des Bleus Jonathan Sénécal a livré la marchandise. Ce sera un joueur à surveiller dans les prochaines années. Dommage que ce choc ait été disputé en même temps que celui des Alouettes à l’autre bout de l’autoroute 20. On a déjà hâte au 24 octobre pour le deuxième duel entre ces deux formations.  

4. Stroll aura de la pression en 2022

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Photo courtoisie, Aston Martin

Aston Martin a confirmé le retour du Québécois Lance Stroll pour la saison 2022. Pas une grosse surprise alors que toutes les écuries de pointe avaient déjà annoncé leurs couleurs. L’an prochain, il en sera à sa sixième saison en F1. Il n’aura plus d’excuses et il devra livrer de bons résultats sur une base régulière. C’est la dure réalité de ce sport. Cette année, Stroll aura besoin d’une bonne fin de saison pour terminer dans le top 10. S’il y parvenait, ce serait une victoire morale. Mais c’est loin des objectifs qui avaient été fixés pour lui en 2021.  

5. Scheifele en rajoute une couche

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Photo AFP

La publicité avec Mark Scheifele me cause un malaise. Dans cette campagne visant à éviter les textos au volant, l’attaquant des Jets dit au conducteur de garder les yeux sur la route. De garder la tête haute. Comme plusieurs personnes, j’y vois un double sens. Un clin d’œil à sa mise en échec dangereuse à l’endroit de Jake Evans lors des dernières séries. Même si Scheifele n’est pas responsable du texte dans cette publicité, il aurait pu refuser le contrat. Il ne l’a pas fait. On peut se poser des questions sur ses intentions en participant à cette campagne.