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Beauport-Limoilou: la bloquiste Julie Vignola savoure la victoire

La députée bloquiste Julie Vignola
Photo Dominique Lelièvre La députée bloquiste Julie Vignola

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Au terme d’une des batailles les plus chaudes du Québec, la bloquiste Julie Vignola semblait en bonne voie d’obtenir dans la nuit de lundi à mardi le deuxième mandat qu’elle sollicitait dans la circonscription de Beauport-Limoilou, par une courte avance.

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Au moment d’écrire ces lignes vers 1h30, Mme Vignola se maintenait au premier rang avec 966 voix d’avance sur le conservateur et ex-député Alupa Clarke, qui tentait de récupérer le siège qu’il a occupé de 2015 à 2019. La bloquiste avait 31,1% du vote, contre 29% pour M. Clarke et 25,1% pour la vedette libérale Ann Gingras.

Le réseau Radio-Canada a annoncé tard en soirée la victoire de Mme Vignola, déclenchant une explosion de joie dans la microbrasserie du Grand Marché de Québec où elle était réunie avec d’autres candidats bloquistes, après plusieurs heures de nervosité et d’attente.

La candidate du NPD, Camille Esther Garon, est arrivée quatrième avec 10,7% du vote.

«C’est une joie immense, un soulagement aussi, parce que non seulement il y a quatre employés de mon bureau qui conservent leur travail, mais il y a le travail commencé en circonscription qui peut continuer. C’est extraordinaire. C’est beaucoup de joie. Je remercie les citoyens de Beauport-Limoilou de remettre leur confiance une deuxième fois entre mes mains», a réagi l’ex-enseignante qui a tenu à saluer le «beau travail» de ses adversaires.

Le Parti libéral entretenait beaucoup d’espoir avec la candidature de la star du milieu syndicaliste, Ann Gingras, qui a présidé pendant 22 ans le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches. La troupe de Justin Trudeau a donc perdu son pari dans ce territoire électoral où elle n’est jamais parvenue à faire un gain.

«Pas de commentaire»

Joint en milieu de nuit par Le Journal, Alupa Clarke a dit qu’il ne ferait «aucun commentaire» à ce moment-ci.

Peu avant la fermeture des bureaux de vote, il admettait lui-même que la lutte s’annonçait serrée. Il disait être confiant, mais ne rien vouloir tenir pour acquis. «Ça fait deux ans que je prépare mon retour. Ça fait cinq mois que je fais campagne à temps plein. J’ai appelé 4000 citoyens du 15 avril au 15 juillet», soulignait-il.

Mais du même souffle, il soulevait que «Beauport-Limoilou, c’est un comté complexe, on le sait. Il y a différentes composantes, différentes parties, différents électorats. C’est un comté très difficile à remporter pour quiconque, mais mon coeur est là depuis sept ans sur le terrain. Mon plus grand accomplissement, c’est que les gens me connaissent.»

La circonscription, l’une des plus pauvres au Canada, a l’habitude de changer d’allégeance, et a d’ailleurs vu passer 5 députés de 3 partis différents depuis sa fondation en 2003.

Troisième lien

La population est divisée quant au projet de troisième lien et son financement éventuel par le gouvernement fédéral, qui est devenu un enjeu électoral pendant la campagne.

À ce sujet, Mme Vingola a reconnu que «c’est un enjeu qui est revenu souvent» durant ses échanges avec les citoyens. Elle se disait à l’aise avec la position de son chef, qui a dit croire au potentiel «écologique». 

«Moi, je suis ici pour protéger les compétences du Québec. [...] Nous on dit aux citoyens : dites ce que vous voulez, ce que ne voulez pas et dites le haut et fort. C’est ce que vous devez faire», a expliqué la politicienne.

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