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Région de Québec: le libéral Joël Lightbound réélu dans Louis-Hébert

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Le Parti libéral conserve la circonscription de Louis-Hébert à Québec. Le député sortant Joël Lightbound a été réélu pour un troisième mandat.  

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Le Parti conservateur et le Bloc québécois n’ont pas réussi à déloger le libéral, qui a été déclaré vainqueur vers 23 h 30 lundi soir.   

Les troupes d’Erin O'Toole avaient pourtant misé gros dans ce comté, en présentant une figure connue du milieu sportif universitaire. Ancien directeur du programme d’excellence du Rouge et Or de l’Université Laval, le candidat conservateur Gilles Lépine a finalement mordu la poussière devant son rival libéral.     

Le PCC et le Bloc se sont livré une chaude lutte tout au long de la soirée pour la seconde place. Au moment d’écrire ces lignes, le bloquiste Marc Dean obtenait 25% des voix.  

  • Écoutez l'entrevue de Philippe-Vincent Foisy avec Joël Lightbound, député du Parti libéral dans la circonscription de Louis-Hébert, sur QUB radio:   

Les Québécois ont rejeté la droite conservatrice

L’appel du premier ministre du Québec à voter en faveur des conservateurs n’aura pas été entendu. Selon le député réélu, l’élection d’un gouvernement libéral signifie que les Québécois «ne se font pas dicter quoi penser».  

«M. [François] Legault a le droit à ses valeurs de droite conservatrice, les Québécois ont rejeté ces valeurs de droite conservatrice ce soir», a réagi Joël Lightbound, quelques minutes après avoir été déclaré vainqueur.  

Malgré tout, il assure que son gouvernement continuera de travailler dans l’intérêt des Québécois. 

Le cœur était à la fête chez les rouges de Louis-Hébert dès les premières boîtes de scrutin dépouillées. Grâce à une température plutôt clémente pour un 20 septembre, les militants libéraux attendaient Joël Lightbound à l’extérieur de son local électoral situé à Sainte-Foy autour d’un feu de camp. 

Si le résultat du scrutin est sensiblement le même qu’en 2019, avec l’élection d’un gouvernement minoritaire libéral à Ottawa, le député estime que le déclenchement de cette campagne était «légitime».  

«En 2019, on ne parlait pas de COVID-19, on ne parlait pas de relance, on ne parlait certainement pas des investissements majeurs qu’on a dû faire dans notre monde, dans notre environnement, dans l’économie, et je crois que le fait d’aller sonder les Canadiens pour obtenir un mandat pour cette relance-là, ça se défend.»

Peur du changement

Candidat conservateur défait, Gilles Lépine croit que c'est la peur du changement qui a permis aux libéraux de l'emporter à nouveau.

«Les gens étaient entre deux eaux. Est-ce qu'on avait le goût d'aller vers un changement qui pouvait être un peu épeurant? C'est peut-être pour ça qu'on est restés là», a-t-il dit.

– Avec la collaboration de Daphnée Dion-Viens

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