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La bourse sur le qui-vive

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La Bourse de Toronto a connu une fort mauvaise séance. Non, ce n’est pas à cause de l’incertitude qui planait en ce 20 septembre, jour d’élections fédérales où Justin Trudeau luttait pour sa survie politique contre son rival conservateur Erin O’Toole.

La chute est plutôt attribuable à la vive incertitude qui règne à l’aube de la fameuse réunion des bonzes de la Réserve fédérale américaine (Fed) d’aujourd’hui et de demain. Cette réunion clé est susceptible de nous éclairer sur le moment où la Fed commencera à resserrer sérieusement sa politique monétaire et, par conséquent, les taux d’intérêt.

ÇA VA MAL EN CHINE

Autre élément accélérateur de la chute d’hier : la déconfiture de la société immobilière chinoise Evergrande qui tente de sauver les meubles et d’éviter la faillite.

Propriétaires floués, fournisseurs non payés, Evergrande n’est plus l’ombre d’elle-même en Bourse. Inscrite à la cote de la Bourse de Hong Kong, Evergrande se négocie actuellement à une fraction (9 %) de sa valeur d’il y a un an. 

Et soit dit en passant, l’indice phare de la Bourse de Hong Kong, le Hang Seng, est lui-même en crise alors qu’il est tombé dans un marché baissier. Il est en baisse de 23 % par rapport à son sommet des 52 dernières semaines.

Ce marché baissier fait suite aux inquiétudes que soulève l’économie chinoise et le risque que cela se répercute sur l’économie mondiale.

  • Écoutez la chronique de Michel Girard sur QUB radio:

EN TERRAIN SOLIDE...

Quoi qu’il en soit de la Bourse chinoise, la Bourse de New York et les autres grandes places boursières demeurent en solide territoire positif malgré la chute des deux dernières séances.

À preuve, voici les hausses accumulées depuis le début 2021.  

  • Dow Jones : 11,0 %  
  • S&P 500 : 16,0 %  
  • Nasdaq : 14,2 %  
  • FTSE Londres : 4,0 %  
  • Nikkei Japon : 11,9 %  
  • Dax Allemagne : 9,0 %    

Et concernant la Bourse canadienne, son baromètre, le S&P/TSX, affiche depuis le commencement de l’année une hausse de 15,6 %.

SAINE CORRECTION

Quand on a de l’argent en Bourse, il est important de se rappeler qu’il est tout à fait normal de voir les marchés enregistrer des corrections de temps en temps.

Qu’une correction survienne à la suite de la solide performance boursière enregistrée lors des neuf premiers mois de l’année n’est guère surprenant. Je dirais même qu’elle est la bienvenue, simple question de dégonfler nombre de titres devenus surévalués.

Par rapport au récent sommet atteint cette année, les grands indices nord-américains, tels que le Dow Jones, le S&P 500, le Nasdaq et le S&P/TSX de Toronto affichent des reculs de 4,5 % environ.

Tant et aussi longtemps que ces indices clés réussiront à se maintenir sous les 10 % de correction, les investisseurs auront le portefeuille sauf !

MAIS...

Certains stratégistes boursiers font preuve d’un grand pessimisme. Notamment ceux de la grande firme de courtage Morgan Stanley.

Ils n’excluent pas, eux, une déconfiture de 20 % de Wall Street.

Croisons les doigts pour que leurs prévisions ne se concrétisent pas.