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Policier de Québec coupable d’agression sexuelle: peine diamétralement opposée suggérée au tribunal

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Maxime Lehoux

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La Couronne demande au tribunal d’imposer au policier Maxime Lehoux une peine d’emprisonnement de 48 mois, alors que la défense suggère plutôt une période de 90 jours à purger de façon discontinue.

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En mai dernier, un jury a déclaré l’homme de 30 ans coupable d'avoir agressé sexuellement une collègue lors d’une soirée de Noël bien arrosée.  

Le soir des événements, plusieurs policiers du Service de police de la Ville de Québec participaient à une fête qui se déroulait à Stoneham.  

La version retenue par les jurés est que Lehoux a profité de l’état d’ivresse avancée de la policière pour l’agresser sexuellement.   

Selon les deux preuves d’expert présentées, le taux d’alcoolémie de la jeune femme, au moment de l’acte sexuel, était de 90 à 116 mg pour 100 ml de sang, puisqu'un test réalisé entre 8 et 9h avait révélé un taux de 75 mg pour 100 ml de sang.   

En se basant sur les expertises, la défense avait fait valoir que les taux estimés ne correspondaient pas aux symptômes décrits par la victime, cette dernière disant avoir été incapable de repousser Lehoux en raison de l’état dans lequel elle se trouvait. Cet élément, toutefois, n’a pas été retenu par le jury. 

Peine diamétralement opposée

Le juge Raymond W. Pronovost devra donc trancher entre la proposition de la poursuivante, Me Ann Marie Prince, qui réclame une peine de 48 mois, et celle de l’avocat de la défense, Me Charles Levasseur. 

Ce dernier suggère au magistrat d’imposer au coupable, en plus de la peine discontinue de 90 jours, une période de probation de trois ans assortie d’un suivi, de 240 heures de travaux communautaires et de l'obligation de faire un don à un organisme ou de verser un dédommagement à la victime.  

Le juge rendra sa décision le 16 décembre.  

Deuxième procès

Rappelons que Lehoux subira en octobre un deuxième procès pour une accusation similaire, à la suite de révélations d’une plaignante concernant des gestes qui auraient été commis en février 2018.   

Selon les informations obtenues par Le Journal lors de la deuxième arrestation de l’homme qui est maintenant chargé de projet dans une compagnie de construction, les actes reprochés auraient été commis au domicile de la jeune femme après qu’il l’eut rencontrée dans un bar.