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Plus de 30 000 étudiants de Québec en grève vendredi pour le climat

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Plus de 30 000 étudiants seront en grève vendredi à Québec afin de participer à une manifestation pour le climat au cours de laquelle ils dénonceront le projet de troisième lien dans la capitale.

Cette marche s’inscrit dans le cadre d’une mobilisation internationale lancée par la jeune militante suédoise Greta Thunberg, qui avait fait un passage remarqué à Montréal en septembre 2019.

Aux quatre coins de la planète, des milliers d’étudiants manifesteront pour réclamer des actions concrètes pour lutter contre les changements climatiques. Dans la province, une dizaine de rassemblements sont prévus, dont un à la place D’Youville, à Québec, en début d’après-midi. 

À l’Université Laval, 15 associations étudiantes ont adopté un mandat de grève pour l’occasion, tout comme celles des cégeps Garneau et Limoilou. Au cégep de Sainte-Foy, les étudiants ont obtenu une levée de cours.

Même ceux du secondaire

Des jeunes du secondaire participeront aussi à cette mobilisation. À l’école Joseph-François-Perreault, la direction a même invité les élèves à y participer en guise «d’activité d’accueil». En matinée, des ateliers de fabrication de pancartes et de réflexion sur les changements climatiques sont prévus.

Les enjeux environnementaux occupent une place importante dans cette école de 660 élèves, qui avait aussi participé à une marche similaire en 2019, explique la directrice, Marlène Bureau.

«On a beaucoup de familles qui sont engagées et on savait qu’il y avait beaucoup d’élèves qui ne seraient pas à l’école cet après-midi-là de toute façon. C’est comme ça qu’on a amorcé notre réflexion à ce sujet-là. On pense que c’est important de faire réfléchir nos élèves à notre empreinte écologique», affirme-t-elle.

Antonin Girard, un élève de deuxième secondaire, a d’ailleurs été choisi pour être l’un des porte-parole de l’événement. «L’enjeu des changements climatiques, ce n’est pas juste une détérioration de notre écosystème. C’est la survie de l’humanité qui est en jeu. La jeunesse se bat pour sauver le monde, c’est pour ça que ça suscite beaucoup d’intérêt et d’engouement», affirme le jeune homme de 13 ans.

Contre le troisième lien

Les jeunes qui se joindront à lui dénonceront aussi le projet de troisième lien entre Québec et Lévis.

«Il faut abolir le troisième lien, lance Antonin. Les 10 milliards de dollars [de ce projet] pourraient être investis dans du développement durable. Là, on va favoriser l’industrie de la voiture et, avec l’étalement urbain que ça va créer, ça va nuire à l’environnement.»