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Accusée ou victime?

Accusée ou victime?
Photo Courtoisie

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Une femme qui a plaidé coupable de s’en être pris physiquement au copain de sa fille en plus de le séquestrer dans sa salle de bain avec du duck tape s’est positionnée en victime, jeudi, alors que se tenaient les observations sur la peine qui devra lui être imposée.

Le 24 août 2019, Cécile Leclerc était à sa résidence du boulevard Saint-Claude à Québec. Elle était en compagnie de son fils, Jean-Philippe Carrier – qui a lui aussi plaidé coupable à des accusations de séquestration, de voies de fait et de menaces – et de sa fille, qui souffre d’un trouble de la personnalité limite sévère. 

Depuis un peu plus d’un an, la fille de Leclerc, qui était majeure, fréquentait un jeune homme âgé de 20 ans. Une relation qui, visiblement, ne faisait pas l’affaire de la mère de famille. 

«À plusieurs reprises, je lui ai demandé d’arrêter de venir chez moi parce qu’il envahissait ma maison et qu’il brisait la routine de ma fille», a dit en gesticulant la femme de 58 ans. 

Appel à l’aide

Le soir des événements, le jeune homme a reçu un texto de sa copine lui demandant de «venir la chercher» parce qu’elle avait «besoin d’aide». 

Une fois sur place, il a vu le frère de sa copine arriver en courant et frapper sur sa voiture. 

Cécile Leclerc est arrivée à son tour et elle a empoigné le jeune homme par les cheveux pour l’extirper de son véhicule. 

Amené à l’intérieur de la résidence, le jeune homme a été ligoté avec du duck tape, puis les coaccusés lui ont mentionné qu’ils allaient «l’amener à un endroit où il ne serait pas retrouvé» et qu’il allait «creuser lui-même sa tombe». 

La petite amie du jeune homme a toutefois réussi à mettre fin à son calvaire en avisant les autorités, qui sont venues délivrer la victime et arrêter Leclerc et Carrier. 

Accusée ou victime?

Lorsqu’elle a plaidé coupable aux accusations portées contre elle, Cécile Leclerc a reconnu chacun de ces faits. Toutefois, jeudi, elle laissait plutôt l’impression que c’est elle la victime dans l’histoire. À un point tel que le juge Christian Boulet a émis l’hypothèse que la femme devrait être relevée de son plaidoyer de culpabilité pour subir son procès. 

«Je voulais juste sortir ma fille des griffes de son copain... Il a détruit ma vie... Et ça me poursuit encore... Si y’était resté chez eux, rien de tout ça ne serait arrivé», a-t-elle laissée tomber en pleurnichant. Le dossier va revenir devant la cour le 14 octobre.