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Incendie à Beauceville: les activités suspendues jusqu’à nouvel ordre

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La municipalité de Beauceville travaille déjà en étroite collaboration avec les propriétaires de l’usine incendiée pour assurer sa reconstruction, une fois les enquêtes terminées.

« Les démarches sont en cours pour trouver des solutions afin de garder cette entreprise et les employés dans notre milieu », a affirmé Paul Morin, directeur des communications pour la Ville de Beauceville. 

« On peut rassurer les gens en disant que tous les efforts sont mis dans ce but-là. » 

« Il existe différentes options. Pour l’instant, il faut comprendre que l’entreprise a bien d’autres choses à gérer », a ajouté M. Morin.  

Onde de choc

Dans un communiqué émis jeudi après-midi, la compagnie Bois ouvré a tenu à réitérer son soutien aux familles endeuillées. 

« Le drame qui touche notre équipe a créé une onde de choc que nous peinons à encaisser », a déclaré Nicholas Drouin, copropriétaire.  

Les activités de l’usine sont suspendues jusqu’à nouvel ordre et la compagnie a affirmé qu’elle ne fera pas d’autres commentaires sur les circonstances de l’accident.  

Plus d’une cinquantaine de personnes travaillent dans cette usine, une division de Groupe Matra.

L’avenir de l’usine 

Lors de la rencontre avec les travailleurs mercredi, l’employeur a mentionné qu’il étudiait la possibilité d’installer la production sur un site temporaire en attendant la reconstruction des installations au même endroit, selon François Cardinal, représentant syndical pour les Métallos.  

« L’information qu’on a, ça serait sur le même site. S’ils déménagent, ça serait pour rester à Beauceville. Pas pour aller ailleurs », a-t-il indiqué. 

Après la Sûreté du Québec, c’était au tour des enquêteurs de la CNESST jeudi d’investir les lieux de l’incendie qui a coûté la vie à trois personnes, en plus d’en blesser cinq autres, dont une, grièvement.  

« Matra s’est engagé à relocaliser tout le monde en attendant qu’ils rebâtissent l’usine, mais ils ont aussi dit qu’ils respecteraient le rythme de retour au travail de chacun », a souligné M. Cardinal.  

L’entreprise possède des installations à Saint-Georges et à Saint-Martin. Les travailleurs, qui ne se sentent pas prêts à recommencer, sont dirigés vers le programme fédéral de Prestation canadienne de la relance économique, selon le syndicat. L’employeur a aussi mis en place une série de mesures dans les heures qui ont suivi l’accident, comme de l’aide psychologique.