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L’étalement urbain devra être freiné, dit une étude

Le gouvernement Legault aura à faire des choix pour réduire les émissions de GES

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Illustration d’archives Le projet de tunnel Québec-Lévis pourrait coûter jusqu’à 10 milliards. Un rapport indique que le gouvernement du Québec doit « choisir dès maintenant les meilleures options » pour atteindre ses objectifs climatiques.

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Pour atteindre ses objectifs de réduction de GES, François Legault ne pourra pas miser seulement sur l’électrification des transports. Il faut stopper l’étalement urbain, diminuer l’auto-solo et changer les habitudes alimentaires, prévient une firme mandatée par le gouvernement.

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L’utilisation des technologies permettra de réduire une bonne partie des émissions de GES de la province, mais des mesures additionnelles seront requises pour atteindre la carboneutralité en 2050, indique un rapport préparé par la firme Dunsky.

« Cela passera par un examen des choix qui influencent nos façons de consommer, de se déplacer, de construire nos villes ou encore de nous alimenter. En agissant sur ces leviers [...], les émissions de GES peuvent être réduites d’emblée de 20 % en 2050 », indique-t-on.

Le rapport met à jour une étude de 2019 en prenant en compte un nouvel engagement du gouvernement Legault, qui vise la carboneutralité en 2050. Bonne nouvelle : la cible peut être atteinte, mais « l’effort nécessaire ne doit pas être sous-estimé » et devra viser « toutes les occasions de réduction sans exception », notent les auteurs du rapport.

Éviter les contradictions

Québec doit éviter les contradictions : les investissements dans des usines, des bâtiments ou des projets d’infrastructures routières — pensons au troisième lien Québec-Lévis par exemple —, « auront des répercussions jusqu’en 2050 et au-delà ». 

« Il est crucial de choisir dès maintenant les meilleures options pour atteindre les objectifs de réduction en 2050 », disent les auteurs.

Le rapport recommande un aménagement urbain orienté vers le transport en commun, une densification des quartiers et la mise en place de moyens pour freiner le transport individuel. Il faut également accélérer le transfert du camionnage vers le train pour le transport des marchandises. 

En plus de réduire les GES, ils ont d’autres avantages :    

  • L’amélioration de la qualité de l’air et la diminution du bruit    
  • Diminution de la congestion routière et des pertes de temps    
  • Amélioration de la qualité de vie en milieu urbain        

L’étude prend en compte les mesures actuelles du Plan pour une économie verte, qui ne permettent pas d’atteindre l’objectif climatique de 2030 ni celui de 2050. Ce plan doit être mis à jour annuellement avec des mesures additionnelles.

Plusieurs mesures nécessaires

Mais Dunsky estime que le Québec « devra miser davantage sur l’efficacité énergétique et la réduction des demandes ».

« Des actions en matière d’urbanisme, d’aménagement du territoire, d’économie circulaire ou d’ajustement du système alimentaire rendront la marche moins grande à monter », peut-on lire. Pour se libérer du carbone, les Québécois devront se tourner davantage vers les protéines végétales au détriment de la viande animale par exemple.

Le chemin vers la carboneutralité  

► La technologie (électrification des transports par exemple)

► Le captage et la séquestration de carbone à la cheminée des
usines 

► Les émissions négatives (prélèvement des GES dans l’atmosphère et leur stockage sous terre) 

► Les changements de comportement (moins d’auto-solo, consommer plus de protéines végétales et moins de protéines animales)

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