/finance/business
Navigation

Québec Robotik: fort engouement pour les robots autonomes

Grâce à l’intelligence artificielle, ils pourraient devenir une solution à la pénurie de main-d’œuvre

Robots autonomes restaurants
Photo Pierre-Paul Biron Bassem Oueslati et Charles Lacroix, copropriétaires du Blaxton Lebourgneuf, entourent Mamadou Ndiaye Barry de Québec Robotik et posent avec les robots BellaBot et Puductor2.

Coup d'oeil sur cet article

Devant la curiosité suscitée par la présence d’un robot serveur depuis quelques semaines dans un restaurant de Québec, Québec Robotik a présenté, jeudi matin, ses deux modèles de robots autonomes et a assuré avoir la capacité de répondre à la demande grandissante. 

Mamadou Ndiaye Barry est catégorique: les deux robots commercialisés par son entreprise et fabriqués par l’entreprise chinoise Pudu sont une solution concrète à la pénurie de main d’œuvre qui frappe actuellement le Québec.

«Nous répondons au cri d’alarme des PME du Québec», indique l’entrepreneur. «On a beaucoup travaillé pour voir comment la technologie, la robotique et l’internet des objets peut venir en aide à l’être humain», ajoute le distributeur de BellaBot, qui peut prêter main-forte dans la restauration, et de Puductor2, un robot servant à la désinfection.

Et malgré la vive curiosité pour ces produits et la rareté du personnel, Québec Robotik se dit d’attaque pour répondre à une demande en forte hausse.

«Demandez-moi de produire avec le manufacturier 1500 robots par mois, on va le faire. On est capables de fournir les écoles, les cégeps, les CHSLD, les hôpitaux, les restaurants. Demandez et vous aurez», assure M. Barry.

Robots autonomes restaurants
Photo Pierre-Paul Biron

Autonomes

La compagnie a présenté, jeudi matin, le travail de ses deux robots et force est d’admettre que leur autonomie impressionne.

BellaBot et Puductor2 circulent sans problème à travers une salle, lorsque bien programmés, et accomplissent leurs tâches efficacement.

Les copropriétaires du Blaxton Lebourgneuf ont été charmés par l’efficacité de leur nouvel employé, qui a officiellement débuté mercredi.

«Ça bouge très vite, c’est efficace, il connaît bien la salle à manger, on était très surpris», confie Charles Lacroix.

«On a fait le test devant les clients et, pour eux, on dirait qu’on est dans un film de science-fiction, mais on s’en va vers là», ajoute son associé, Bassem Oueslati.

À eux seuls, les propriétaires du Blaxton auraient besoin d’entre 15 et 20 employés supplémentaires. BellaBot, disponible 7 jours sur 7, jamais malade, fidèle au poste, leur permettra de «souffler un peu».

Robots autonomes restaurants
Photo Pierre-Paul Biron

Collègue de travail

Et à ceux qui craindraient la révolution des robots ou une perte de contact humain, Mamadou Ndiaye Barry indique qu’il n’en est rien. Jamais BellaBot ne fera fonctionner un restaurant à lui seul.

«Il faut le percevoir comme un collègue de travail, un partenaire, il vient en appui aux hôtesses, aux suiteurs. Des restaurants ferment par manque de main-d’œuvre, donc si le robot est là pour donner un coup de main, c’est tant mieux», estime l’entrepreneur.

Une impression que les proprios du Blaxton ont aussi eue en voyant le robot à l’allure d’un chat circuler dans leur établissement.

«Il ne va pas enlever le côté humain. Au lieu que le serveur aille en cuisine chercher des plats, il va rester sur le plancher et donner plus de service aux clients, garder le contact avec les gens et le minou va l’aider en amenant les assiettes chaudes», explique Bassem Oueslati. «C’est une paire de bras de plus. C’est révolutionnaire, c’est le futur.»

Les deux robots autonomes de Québec Robotik  

BellaBot (robot de livraison) 

Robots autonomes restaurants
Photo Pierre-Paul Biron

  

  • Autonomie de 12 à 24 heures    
  • 4 plateaux    
  • Capacité de 10 kg par plateau    
  • Évite les obstacles     
  • Utilisations: livraison sans contact, guide les clients aux tables, ramener les plats en cuisine, etc.    
  • Prix: entre 20 000$ et 25 000$        

Puductor2 (robot de désinfection) 

Robots autonomes restaurants
Photo Pierre-Paul Biron

  

  • Désinfection par brume sèche et ultrasons, ainsi que par UV-C    
  • Durée de désinfection maximale de 6 heures    
  • 3 mètres de rayon de désinfection    
  • Peut se déplacer entre les pièces d’un établissement de 100 000 mètres carrés    
  • Évite les obstacles    
  • Utilisations: CHSLD, hôpitaux, écoles, cégeps, immeubles à bureaux, centres commerciaux, hôtels, etc.    
  • Prix sous la barre des 60 000$