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Auditions de Star Académie: «Si la porte s’ouvre, je vais la pousser»

Mathieu Houde lors des auditions de Star Académie à l’Hôtel Plaza de Québec, le 24 septembre.
Photo Didier Debusschère Mathieu Houde lors des auditions de Star Académie à l’Hôtel Plaza de Québec, le 24 septembre.

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Même si les albums ne se vendent plus et que la COVID-19 bouleversera pour encore un bon bout de temps le monde du spectacle, gagner sa vie avec sa musique demeure le rêve d’un nombre incalculable de jeunes artistes, comme le démontre le nombre de participants aux auditions de Star Académie.

Chadélosane Herrarte-Gagnon n’a aucun doute. «Qu’on me sélectionne ou pas, on va se revoir», a lancé, pleine d’assurance, la jeune femme de Lorraine au représentant du Journal qui venait de recueillir ses commentaires après son audition.

Originaire de Québec, Mathieu Houde s’est servi d’un trio de chansons hétéroclites tirées des répertoires de Michel Pagliaro, de Radiohead et de Dany Bédar pour épater les juges.

Lui aussi n’a que faire de la précarité qui attend la majorité de ceux qui veulent faire carrière dans l’industrie musicale.

«Ça ne me fait pas peur. Je veux avoir du fun. Si la porte s’ouvre pour moi, je vais la pousser», dit celui qui tentait sa chance pour une deuxième fois à Star Académie.

«La passion»

Depuis jeudi, à Québec, de nombreux Chadélosane et Mathieu défilent dans l’une des deux salles d’audition de l’Hôtel Plaza, animés de l’espoir de participer à la prochaine saison de Star Académie, en 2022.

Malgré la pandémie, l’engouement ne se dément pas. Trois journées d’auditions supplémentaires ont été ajoutées à Montréal, en octobre. L’autobus de Star Académie s’arrêtera aussi bientôt à Saguenay, Rimouski, Moncton et Bathurst.

«C’est la passion», répond la juge Marie-Ève Riverin quand on lui demande pourquoi le rêve d’une carrière musicale demeure aussi fort.

«Peu importe ce qui arrive, la musique est tellement présente dans le cœur des gens. En plus, à Star Académie, le côté formation attire énormément.»

La préférence va aux ballades

Devant les juges, de plus en plus de candidats osent présenter leurs propres compositions, observe-t-on depuis le début des auditions.

Quant aux choix musicaux, disons que la grande ballade émotive qui met en valeur la voix des aspirants académiciens demeure une valeur sûre, note la juge Rosalie Dumas.

«Et souvent, quand ils terminent, nous demandons de voir quelque chose de plus léger ou avec plus d’énergie. Nous évaluons plusieurs cas de figure parce qu’on ne peut pas juste faire des ballades, mais ça reste l’affaire la plus populaire.»