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Le ministre de l’Économie est «efficace» tout court

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Comparé à Maurice Duplessis lors des derniers jours, le premier ministre François Legault s’est plutôt revendiqué de la « gauche efficace », un concept qu’il avait utilisé pour la première fois en 2003.

Et son ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, qui doit piloter plusieurs dossiers et assurer la relance économique du Québec ? Est-il lui aussi de la « gauche efficace » comme le premier ministre ?  

« Moi, je suis efficace », a tout simplement lancé le principal intéressé. « Pas de la gauche efficace ? » lui a-t-on demandé. Il a esquissé un sourire, mais n’a pas donné plus d’explications. 

Le milieu des affaires, plus à droite 

Généralement, les gens d’affaires, comme le ministre Fitzgibbon, se réclament davantage de la droite. C’est d’ailleurs l’étiquette qui a été accolée à la Coalition avenir Québec (CAQ) depuis sa création. On a donc souvent vu le parti fondé par M. Legault comme plus conservateur, notamment sur les questions d’identité ou d’économie. 

D’ailleurs, la proximité entre les gens d’affaires et la CAQ n’est plus à démontrer. Lors de l’annonce de la démission de M. Fitzgibbon en juin dernier, le milieu avait eu une réaction épidermique. « Je vous le dis, on n’en revient pas », confiait Michel Leblanc, de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM). 

Legault, plus social-démocrate ?

En outre, même si le premier ministre Legault est lui aussi un homme d’affaires, ses anciens collègues ne l’ont jamais considéré comme un homme de droite. Il serait davantage un social-
démocrate qui croit à l’intervention du gouvernement dans l’économie. 

« Quand le Parti québécois est allé le chercher après Air Transat, il n’est pas arrivé en disant qu’on allait baisser les impôts, au contraire. Sa pensée économique, c’était la force de la présence de l’État », avait souligné l’ancien ministre Stéphane Bédard lors d’une émission de La Joute l’an passé. 

Questionné par l’agence QMI, l’historien Éric Bédard a la même analyse. « Son optique n’a jamais été de démanteler l’État », croit-il. 

« Depuis qu’il est premier ministre, je ne peux pas dire que j’ai vu un changement d’optique », a-t-il constaté.