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Legault s’adresse de nouveau aux infirmières: «On a besoin de vous»

Legault s’adresse de nouveau aux infirmières: «On a besoin de vous»
Photo Émilie Nadeau/capture d'écran FB

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Le premier ministre du Québec, François Legault, est revenu samedi sur la série de bonis annoncée par son gouvernement pour attirer les professionnels de la santé dans le réseau public, en s’adressant directement aux infirmières.

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Dans une publication Facebook, François Legault a de nouveau qualifié les annonces faites jeudi de «petite révolution».

«On veut éliminer le recours au temps supplémentaire obligatoire et aux agences privées. On veut vous offrir plus de prévisibilité dans vos horaires pour vous permettre de mieux concilier votre travail avec votre vie familiale. Bref, on veut vous redonner une vie et vous offrir les conditions de travail que vous méritez», a écrit M. Legault.

Le premier ministre a ajouté être conscient que «l’essentiel pour vous, ce n’est pas d’avoir plus d’argent, c’est la qualité de vie et de pratique» et que même si «l’argent ne règlera pas tous les problèmes», ces bonis sont «un gage de notre bonne foi» et «un des moyens pour redresser la situation».

Rappelons que jeudi, le gouvernement Legault a indiqué qu’il donnera des primes de 12 000 $ à 18 000 $ aux infirmières pour les attirer et les garder dans le réseau public de la santé. Aussi, du personnel administratif sera embauché dans les prochains mois pour notamment remplir la paperasse qui occupe le temps des infirmières.

«Beaucoup d’infirmières ont quitté le réseau public ou sont passées à temps partiel dans les derniers mois pour trouver une meilleure qualité de vie. Je ne vous blâme pas!», a également déclaré M. Legault.

«Mais si on veut continuer de soigner adéquatement tous les Québécois qui en ont besoin, et si on veut aussi améliorer vos conditions de travail, on doit absolument stopper cette vague de départs. Chaque infirmière de moins dans le réseau augmente votre fardeau. C’est un cercle vicieux qu’on doit briser», a-t-il ajouté.

Le premier ministre s’est dit conscient que l’amélioration des conditions de travail des infirmières «ne se fera pas du jour au lendemain, mais à mesure qu’on solidifie notre réseau de la santé tout le monde ensemble».

«Je vous lance un cri du cœur, à toutes les infirmières qui sont à temps partiel ou qui ont quitté le réseau public: on a besoin de vous», a-t-il finalement écrit, se disant rempli de gratitude, d’humilité et de fierté envers la profession.