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L'ONF aime les destructeurs de livres

fire book
Photo Adobe Stock

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Il y a quelques semaines, on apprenait qu’en 2019, un conseil scolaire ontarien avait détruit des milliers de livres, en plus d’en brûler plusieurs pour faire de l’engrais.

Ce rituel purificateur censé favoriser la réconciliation avec les Amérindiens avait suscité un vrai malaise, pour ne pas dire une totale indignation dans une grande majorité de la population. 

On a néanmoins trouvé certains « antiracistes » et autres experts en « diversité » et « décolonisation » pour s’en réjouir. 

Décolonisation ?

Parmi ceux-là, il y avait Rachel Decoste, qui avait félicité sur Twitter le conseil scolaire d’avoir « éliminé les livres racistes de leur répertoire », comme Tintin et Pocahontas. 

Elle incitait les autres organisations à faire de même en leur disant : « à votre tour de façonner une bibliothèque inclusive et respectueuse des minorités visibles ». 

Autrement dit, il faudrait détruire et brûler d’autres livres ! C’est ce qu’on appelle, dans le jargon de ceux qui cherchent à se faire passer pour des antiracistes la « décolonisation des bibliothèques », qui est concrètement une vaste fraude intellectuelle permettant à des policiers idéologiques fanatiques et militants de faire le tri entre les ouvrages qu’ils jugent moralement recommandables et les autres, qu’il faudrait proscrire ou détruire. 

Écoutez Les idées mènent le monde, une série balado qui cherche a éclairer, à travers le travail des intellectuels, les grands enjeux de sociétés.

Chose amusante : Rachel Decoste vient de se faire embaucher par l’Office national du film en tant que nouvelle « directrice, Diversité, équité et inclusion de l’Office national du film du Canada ». 

Nous sommes en droit de nous inquiéter pour les collections conservées par cet organisme fédéral. 

Woke

Ajoutons qu’on voit encore une fois à quel point l’extrême gauche woke, racialiste et anti-occidentale dispose d’un environnement institutionnel favorable dans les organismes publics et à l’université. 

Étrangement, certains journalistes militants nous expliquent que l’idéologie woke est un fantasme de droite. Sont-ils incultes ou aveugles ?

En fait, elle permet de faire carrière.

Il faudrait abolir cette bureaucratie idéologique financée par une population qu’elle prétend rééduquer et qu’elle méprise.