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NFL: l’ère Justin Fields commence à Chicago

Après avoir vu peu d’action lors des deux premiers matchs de la saison, Justin Fields vivra son premier départ en carrière demain, contre les Browns.
Photo AFP Après avoir vu peu d’action lors des deux premiers matchs de la saison, Justin Fields vivra son premier départ en carrière demain, contre les Browns.

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Deux matchs... C’est le temps qu’il aura fallu pour que l’ère Justin Fields s’amorce à Chicago. Les Bears remettent les clés de la voiture à leur choix de première ronde et il tentera de devenir l’un des rarissimes quarts-arrières de la longue histoire de cette franchise à faire rayonner l’équipe.

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Dans le cas des Bears, le terme «rarissime» n’a rien d’exagéré. Aussi sublime que puisse être Chicago, cette ville est devenue un véritable cimetière de quarts-arrières au fil des décennies.

Il y a eu, bien sûr, l’immortel Sid Luckman, qui a guidé les Bears vers quatre championnats de la NFL au cours des années 1940.   

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Depuis, c’est à peu près le néant, si l’on fait exception de Jim McMahon dans les années 1980. Encore là, le porteur Walter Payton et la légendaire défensive des Bears ont été les moteurs de l’unique conquête des Bears au Super Bowl, en 1985.

McMahon, n’en déplaise aux nostalgiques, a régulièrement été blessé et a été plus fort en gueule que sur le terrain. À sa meilleure saison, il a lancé 15 passes de touché contre 11 interceptions. Des chiffres qui lui vaudraient en 2021 d’être bien plus ridiculisé qu’Andy Dalton.

Après avoir vu peu d’action lors des deux premiers matchs de la saison, Justin Fields vivra son premier départ en carrière demain, contre les Browns.
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Ce n’est pas faute d’avoir essayé que les Bears ont toujours éprouvé des ennuis avec leurs modestes quarts-arrières. Après McMahon en 1982, ils ont investi des choix de première ronde sur des quarts-arrières comme Jim Harbaugh (1987), Cade McNown (1999), Rex Grossman (2003) et Mitchell Trubisky (2017).

De grâce, évitez de mentionner que Grossman a guidé les Bears au Super Bowl. Ils s’y sont plutôt retrouvés en 2006 malgré leur quart-arrière, tellement gaffeur qu’on aurait juré qu’il jouait avec des mitaines à four.

Un vrai?

Bref, il est permis d’espérer que Fields représente la fin de la grande famine. Il ne faut pas s’attendre à des résultats immédiats et la patience sera de mise comme avec tout jeune pivot, mais il demeure un spécimen rare.

Après avoir vu peu d’action lors des deux premiers matchs de la saison, Justin Fields vivra son premier départ en carrière demain, contre les Browns.
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Les Bears, historiquement, ont misé surtout sur des défensives intimidantes et un jeu au sol productif. Avec un athlète de la trempe de Fields, il est fort possible qu’ils aient soudainement débarqué en 2021.

Oui, Fields gardera les défensives adverses sur les talons, car il est vif comme un chat, mais il ne faut pas sous-estimer son bras ni la vélocité de ses passes.

Malgré des débuts modestes dimanche dernier en relève à Dalton, il en a fait la démonstration sur une longue passe que le receveur habituellement fiable Allen Robinson a laissé échapper. Il lui faudra visiblement s’habituer, après sept saisons à Jacksonville et Chicago à recevoir des passes de quarts-arrières tous plus douteux les uns que les autres.

Pas de retour en arrière

Pour les Bears, le scénario actuel est l’idéal, même si personne ne souhaite de malheur à Dalton. Le vétéran quart qu’ils avaient amené pour préparer lentement Fields est blessé. L’entraîneur-chef Matt Nagy n’a donc pas eu à le sortir du terrain et à jongler avec une controverse.

Fields prend maintenant les commandes et Nagy, à moins d’une catastrophe, se rendra à l’évidence. Fields doit rester sur le terrain.

Matt Nagy
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Matt Nagy

Il y a trop longtemps que les partisans des Bears attendent un véritable joueur électrisant qui peut changer l’image vieillissante de leur franchise. Fields aura probablement tendance à courir à outrance au début, mais une fois bien adapté à la NFL, il deviendra plutôt ce qu’il était à Ohio State, un quart-arrière apte à lancer de la pochette, mais qui peut improviser à tout moment.

Impossible de savoir si l’électrochoc sera instantané, mais avec Fields, l’offensive des Ours devrait avoir fini d’hiberner.

PRÉDICTIONS DE LA SEMAINE 3   

JEUDI

MON CHOIX  

  • Caroline à Houston PANTHERS      

DIMANCHE

MES CHOIX  

  • Indianapolis au Tennessee (13h) TITANS   
  • Atlanta à NY Giants (13h) GIANTS   
  • LA Chargers à Kansas City (13h) CHIEFS   
  • Cincinnati à Pittsburgh (13h) STEELERS   
  • Chicago à Cleveland (13h) BROWNS   
  • Baltimore à Detroit (13h) RAVENS   
  • La Nouvelle-Orléans en Nouvelle-Angleterre (13h) PATRIOTS   
  • Arizona à Jacksonville (13h) CARDINALS   
  • Washington à Buffalo (13h) BILLS   
  • NY Jets à Denver (16h05) BRONCOS   
  • Miami à Las Vegas (16h05) RAIDERS   
  • Seattle au Minnesota (16h25) SEAHAWKS   
  • Tampa Bay à LA Rams (16h25) RAMS   
  • Green Bay à San Francisco (20h20) PACKERS      

LUNDI

MON CHOIX  

  • Philadelphie à Dallas (20h15) COWBOYS      

RÉSULTATS DE LA SAISON DERNIÈRE: 11 en 16 (68,8%)

TOTAL CETTE SAISON: 17 en 32 (53,1%)

LES CHOIX DU JOURNAL  

Colts d’Indianapolis (0-2) c. Titans du Tennessee (1-1)

WENTZ SUR LA TOUCHE?

Carson Wentz
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Carson Wentz

Carson Wentz est blessé aux deux chevilles et sa présence est incertaine. C’est Brett Hundley, un quart-arrière avec une fiche de 3-6 en carrière, qui prendrait la relève au besoin. Il sera difficile d’aller battre les Titans, même si leur défensive vient de concéder trois longs jeux de 50 verges et plus face aux Seahawks. Les Colts n’ont pas ce potentiel explosif, peu importe qui sera le quart en place. Les Colts ne freinent pas la course (18e) et Derrick Henry leur fera bobo.    

  • Titans par 8   

Falcons d’Atlanta (0-2) c. Giants de New York (0-2)

DUEL DES BAS-FONDS

Daniel Jones
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Daniel Jones

Il faut être mordu de l’une de ces deux équipes pour voir un intérêt majeur dans ce duel. Même si les Giants et les Falcons ont montré signe de vie à la deuxième semaine, ça ne vole pas haut. Au moins en 2020, les Giants montraient d’intéressants progrès en défensive. Ils ont jusqu’ici concédé 57 points en deux matchs. Daniel Jones n’a même pas été victime d’un revirement à son dernier match et les Giants ont perdu. Une seule chose joue en leur faveur: les Falcons sont encore plus imbuvables.    

  • Giants par 2   

Chargers de Los Angeles (1-1) c. Chiefs de Kansas City (1-1)

CHOC DE DIVISION

Clyde Edwards-Helaire
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Clyde Edwards-Helaire

Difficile à croire, mais le perdant de l’affrontement se retrouvera dans la cave de la division. Les Chargers ont éprouvé des ennuis contre le jeu au sol des Cowboys et il serait temps que les Chiefs utilisent davantage le porteur Clyde Edwards-Helaire malgré son échappé coûteux de dimanche dernier. À ce jour dans la NFL, il a porté le ballon plus de 20 fois à seulement deux reprises. En même temps, il ne réussit pas de jeux clés. Ça s’annonce corsé jusque dans les derniers instants.    

  • Chiefs par 3   

Bengals de Cincinnati (1-1) c. Steelers de Pittsburgh (1-1)

RÉVEIL OFFENSIF?

Ben Roethlisberger
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Ben Roethlisberger

Les Steelers montrent une attaque aussi anémique que celle qui les a coulés à la fin de la dernière saison. Ben Roethlisberger a connu beaucoup de succès en carrière face aux Bengals, mais il joue avec une blessure aux pectoraux et la défensive des Bengals joue bien contre la passe cette saison (9e rang). Là où les Steelers peuvent faire mal, c’est en pourchassant Joe Burrow face à une ligne offensive qui fait encore abuser d’elle. Devin Budg et Joe Haden devraient jouer. TJ Watt? Peut-être...   

  • Steelers par 4   

Bears de Chicago (1-1) c. Browns de Cleveland (1-1)

RETOUR DE BECKHAM

Odell Beckham
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Odell Beckham

Les Browns, privés du receveur Jarvis Landry, renoueront par contre avec Odell Beckham, absent depuis la mi-saison dernière. Il s’agira du premier départ du quart recrue Justin Fields pour les Bears et même s’il a été ordinaire en relève à Andy Dalton dimanche, il bénéficiera d’une semaine de préparation en compagnie des partants. C’est bien beau, mais les Browns demeurent plus complets. Baker Mayfield effectue 81,6% de ses passes et joue en confiance.    

  • Browns par 3   

Ravens de Baltimore (1-1) c. Lions de Detroit (0-2)

DE RETOUR EN CONFIANCE

Latavius Murray
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Latavius Murray

La victoire des Ravens face aux Chiefs leur aura insufflé une sacrée dose de confiance. Face aux Lions, ils ne réinventeront pas la roue en faisant fonctionner leur rouleau compresseur. Entre Lamar Jackson, Ty’Son Williams et Latavius Murray, ça sent le bonheur et l’allégresse au sol face aux Lions. Même si ces derniers ne se débrouillent pas si mal contre la course (15e), Lamar Jackson est une autre bibitte, complètement! Ah, et Jared Goff sera terrorisé...    

  • Ravens par 14   

Saints de La Nouvelle-Orléans (1-1) c. Patriots de la Nouvelle-Angleterre (1-1)

DUEL DE GÉNIES

Bill Belichick et Mac Jones
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Bill Belichick et Mac Jones

Qui aura le dessus entre le génie défensif de Bill Belichick et Sean Payton et sa magie offensive? Belichick s’assurera de donner beaucoup d’attention à Alvin Kamara et défiera Jameis Winston de prendre le contrôle. Le quart-arrière des Saints risque de tomber dans ses mauvaises habitudes. Pour les Patriots, la clé sera de produire davantage dans la zone payante. En sept voyages à l’intérieur de la ligne de 20 des adversaires cette saison, ils ont inscrit seulement deux touchés.    

  • Patriots par 4   

Cardinals de l’Arizona (2-0) c. Jaguars de Jacksonville (0-2)

PAUVRE LAWRENCE...

Trevor Lawrence
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Trevor Lawrence

Le moins que l’on puisse dire est que Trevor Lawrence ne connaît pas le départ escompté dans la NFL. Selon le site analytique Pro Football Focus, pas moins de 36% de ses passes ont jusqu’ici été jugées impossibles à attraper. Les Cardinals sont exploitables par la passe, comme l’ont démontré les Vikings, mais il faudra marquer beaucoup de points, ce qui n’est pas la spécialité de la maison à Jacksonville. Il faut aider le jeune quart en courant davantage.    

  • Cardinals par 10   

Équipe de Washington (1-1) c. Bills de Buffalo (1-1)

PAS SI FACILE

Josh Allen
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Josh Allen

Les Bills sont favoris par neuf points à la maison face à Washington, une équipe toujours coriace. Il faudra bien protéger Josh Allen, qui ne joue pas particulièrement bien en ce début de saison. Cela dit, les Bills surprennent avec une moyenne de 130 verges au sol, qui leur vaut le sixième rang dans la ligue. À l’inverse, malgré son solide front défensif, Washington concède 126 verges au sol par match. Victoire pour les Bills, mais par un écart mince.    

  • Bills par 4   

Jets de New York (0-2) c. Broncos de Denver (2-0)

UN AUTRE CADEAU

Von Miller
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Von Miller

Les dieux du football sont généreux avec les Broncos cette saison avec des matchs face aux Giants, Jaguars et Jets pour entamer le calendrier. Le jeune quart des Jets Zach Wilson manque d’armes et il faudrait peut-être donner plus d'occasions à deux autres recrues, le receveur Elijah Moore et le porteur Michael Carter. Peu importe, ce sera une autre douloureuse journée pour les Jets contre une défensive qui n’a donné que trois touchés.    

  • Broncos par 10   

Dolphins de Miami (1-1) c. Raiders de Las Vegas (2-0)

MAL EN POINT

Maxx Crosby
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Maxx Crosby

Les Dolphins seront privés de leur quart-arrière Tua Tagovailoa. Chaque partie qu’il rate est cruciale dans son développement et dans l’évaluation que doit faire l’équipe. Jacoby Brissett le remplace et il a tendance à s’accrocher indûment au ballon. Le front défensif des Raiders pose soudainement problème. Les Raiders ont en effet appliqué la pression sur 38% de leurs jeux défensifs, selon Pro Football Focus. On ne rit plus de cette défensive.    

  • Raiders par 5   

Seahawks de Seattle (1-1) c. Vikings du Minnesota (0-2)

ENCORE DE LA FOLIE

TJ Lockett
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TJ Lockett

C’est devenu une tradition, quelque chose d’impossible survient inévitablement durant un match des Seahawks. Une remontée magique, un jeu ridicule, un botté raté... Quoique ça, c’est le monopole des Vikings! Plus sérieusement, les Mauves sont habituellement performants devant leurs partisans, mais Dalvin Cook est un cas incertain. Au bout du compte, la défensive des Mauves concède trop de bombes, la spécialité cruelle de Russell Wilson, TJ Lockett et DK Metcalf.    

  • Seahawks par 3   

Buccaneers de Tampa Bay (2-0) c. Rams de Los Angeles (2-0)

À NE PAS MANQUER!

Greg Gaines et Aaron Donald
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Greg Gaines et Aaron Donald

Quel duel alléchant! Les Buccaneers ont remporté neuf matchs de suite (incluant les dernières séries) en marquant au moins 30 points chaque fois. La chimie opère et la profondeur à l’attaque est ridicule. Les Rams sont toutefois l’une des meilleures équipes pour mettre de la pression défensive de l’intérieur, la seule façon de faire mal paraître Tom Brady. Défensivement, les Bucs n’ont pas retrouvé leur forme des dernières séries et accordent 27 points par match.    

  • Rams par 1   

Packers de Green Bay (1-1) c. 49ers de San Francisco (2-0)

MISSION DIFFICILE

Aaron Rodgers
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Aaron Rodgers

Les Packers misent sur le meilleur quart-arrière de ce duel en Aaron Rodgers et présentent une attaque plus équilibrée. Les 49ers ont donné quelques leçons aux têtes fromagées dans les dernières années, mais leur champ arrière est criblé de blessures et ils devront visiblement se rabattre sur le jeu aérien. En défensive, ils ont le front pour attaquer Rodgers, mais pas la tertiaire. Les Packers montrent une fiche de 1-4 à leurs cinq derniers périples sur la côte ouest, cependant. Embêtant, tout ça!    

  • Packers par 2   

Eagles de Philadelphie (1-1) c. Cowboys de Dallas (1-1)

BONS VIEUX ENNEMIS

Micah Parsons
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Micah Parsons

Un lundi soir en compagnie de vieux rivaux de division est toujours intéressant. Les Eagles étonnent en ce début de saison, eux qui ont détruit les Falcons et tenu tête aux 49ers. Les Cowboys peuvent en dire autant, eux qui ont même chauffé les Buccaneers. Le secondeur recrue Micah Parsons joue du gros football et relève le calibre de leur défensive, même quand il est utilisé comme ailier défensif. Sous les projecteurs, il se fera connaître par de gros jeux.    

  • Cowboys par 6