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Pas touche au salaire du maire et des élus

Les candidats ne modifieraient pas la rémunération en vigueur

Les candidats à la mairie ont participé, samedi, au lancement de la campagne Vide ta sacoche qui vise à amasser des produits d’hygiène personnelle pour les femmes en situation de fragilité et pour les jeunes qui sortent des centres jeunesse. La collecte se déroule tout l’automne. Sur la photo, Jean-François Gosselin.
Photo Didier Debusschère Les candidats à la mairie ont participé, samedi, au lancement de la campagne Vide ta sacoche qui vise à amasser des produits d’hygiène personnelle pour les femmes en situation de fragilité et pour les jeunes qui sortent des centres jeunesse. La collecte se déroule tout l’automne. Sur la photo, Jean-François Gosselin.

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Même si le maire de Québec est moins bien payé que plusieurs homologues de villes plus modestes, les candidats à la mairie n’ajusteraient pas à la hausse la rémunération.

Hier, Le Journal publiait un reportage qui dressait la liste des maires des villes québécoises en fonction de leur rémunération. Il en ressortait que le maire de Québec, même s’il dirige la capitale du Québec et deuxième ville en importance au Québec, est moins bien payé que des maires de villes moins populeuses. Il arrive en effet au 8e rang.

Pour les candidats qui s’affrontent dans la course à la mairie, ce palmarès ne remet pas en doute les règles établies à Québec.

« Dans les conditions actuelles, à Québec, on est bien payés », croit Jean-François Gosselin, chef de l’opposition et candidat au poste de maire. 

Pas un enjeu

Il rappelle que son parti avait voté contre la proposition d’augmenter le salaire des élus pour compenser la nouvelle imposition de l’allocation de dépenses. « On trouve qu’on est assez payé. Pour nous, c’était pas un enjeu de venir augmenter la rémunération. » 

Même s’il dit avoir « un malaise » avec le fait que dans certaines municipalités, des gens se font élire et augmentaient ensuite leur salaire, selon lui, le gouvernement ne devrait pas dicter à la Ville comment établir la rémunération. « On veut garder notre autonomie. »

Marie-Josée Savard abonde dans le même sens. « Il faut garder notre autonomie. Et les augmentations passent par sommaire décisionnel. Alors c’est public. »

Marie-Josée Savard
Photo Didier Debusschère
Marie-Josée Savard

Elle admet qu’elle n’a pas réfléchi longuement à la question. « C’est un constat, mais quand je me suis lancée là-dedans, c’était pas une question de salaire. Quand on se lance en politique, ce qu’on veut d’abord et avant tout, c’est de faire avancer sa ville. »

Bruno Marchand n’a pas l’intention d’ouvrir le débat. « On ne touche à rien. Ce n’est pas un débat qu’on veut faire, ni maintenant ni une fois élu. On prend ce qui est là et on vit avec. » Il estime que le gouvernement, s’il souhaite se pencher sur la question, pourrait apporter des pistes de solution, mais il n’en fait pas une priorité. 

Bruno Marchand
Photo Didier Debusschère
Bruno Marchand

Jean Rousseau n’en ferait pas davantage un cheval de bataille. « Les salaires que nous avons à Québec sont tout à fait honorables et décents. Il n’y a rien à modifier pour Québec. »

Cadres trop payés ?

S’il y a un ajustement à faire dans les salaires à la Ville, c’est du côté des hauts fonctionnaires. « S’il faut revoir la masse salariale à Québec, il faudrait revoir le salaire de certains cadres. Certains cadres gagnent très bien leur vie. On est rendu à deux cent mille dollars dans plusieurs cas et au-delà. Je pense qu’il faut revoir ces salaires. »  

Chez Transition Québec, Jackie Smith n’a pas l’intention d’augmenter le salaire, mais elle croit que les élus sont en « conflit d’intérêts » quand ils déterminent eux-mêmes leur salaire. Pour elle, le gouvernement doit encadrer la rémunération des élus. « Ça devrait être réglementé par le ministère des Affaires municipales. »